Dü LA SANCTION DIS LA FUI
Je ne remonterai pas bien loin pour trouver d’autres exemples.
Si les Prêtres et les Nobles qui vécurent au siècle dernier pouvaient revenir, je crois qu’ils n’accuseraient qu’eux-mêmes aujourd’hui du renversement des autels et des sanglantes expiations de la Révolution.
Car,
C’est non-seulement par leur indifférence religieuse et leurs sarcasmes contre la Foi antique, mais encore
Par la naissance en eux de la Foi révolu- «. tionnaire qu’ils allaient soutenir en Amérique, qu’ils ont amené l’événement terrible, mais parfaitement justifié , au milieu duquel s’est écroulé le vieux monde.
La Foi dans les traditions, broyée tout d’un coup sous la puissante réaction de la Foi absolue de l’Homme en sa Raison, abandonna à celle-ci jusqu’à ses églises.
Ce fut la mort de la Raison.
L’orgueil l’avait perdue; elle ne pouvait plus que déchoir;
VAH l’événement.
Juchée sur les autels qu’elle avait appris à mépriser, on la méprisa elle-même — t’était justice.
Or, comme tout Principe absolu est en même temps général et individuel, en vertu de l’absolu de la Raison, chacun croyant la sienne supérieure à celle des autres, il en résulta que les prôneurs de la Raison mirent encore plus d’acharnement à s'entre égorger qu’ils n’en avaient mis à étouffer les débris de la Foi — c’était encore justice.
Mais alors, la Foi et la Raison, annihilées » l’une par l’autre, livraient le monde au néant ,
On nageait en plein Directoire.
Que serait devenue la France, si un sentiment endormi par la souffrance, réveillé par * le danger, exalté par les combats, l’amour de la Patrie , n’avait pas alors alimenté l’étincelle d’une noble Foi dans le cœur de ses enfants
La Foi dans la victoire, remplaça toutes les autres, et tous les Événements furent des victoires ;