VU. — DE LA CONNAISSANCE
Les hommes font le mal en toute liberté p
Mais, comme Dieu est plus fort que les Hommes, c’est-à-dire le tout plus puissant que la partie,
Le bien l’emportera un jour sur le mal.
Celui qui veut le bien , et ose le prévoir, est donc nécessairement prophète.
Or,
Pour vouloir le bien ,
— Il faut y croire ;
Pour y croire,
— Il faut le voir.
Où donc est-il?
— Dans les lois de la Nature, que Dieu a rendues sensibles pour tous, afin de ne pas commettre d’injustice au bénéfice des Savants.
Ainsi :
— Que la terre soit au centre ou qu’elle n’y soit pas ;
— Qu’elle tourne à hu ! ou à dia!
— Qu’elle soit à cent cinquante millions de kilomètres du Soleil, ou infiniment plus près;
DU TEMgS.
— Qu’elle pèse quelques milliers de kilogrammes de plus ou de moins ;
C’est l’affaire des Astronomes. Us ont déjà changé cela bien des fois, et ils le changeront encore, Dieu merci !
Mais ce qui saute aux yeux de tous, ce qu’un paysan connaît mieux qu’un élève dé l’École polytechnique ou qu’un membre de l’Institut :
— Ce sont les quatre divisions du Temps.
Parce qu’il les voit en œuvres, et non en chiffres ; qu’il les lit à terre, et non au ciel.
Il sait que l’herbe, les moissons, les fruits et les frimas se représentent tous les ans aux mêmes saisons, et qu’il y a toujours les mêmes germes et les mêmes fumiers qui couvent sous tout cela.
Voilà une lot universelle.
Les Hommes, les Sociétés, les Peuples et les Empires sont donc soumis à cette même loi, et ils ne se déroulent dans l’éternel circuit du Temps qu’en laissant des germes et des détritus qui renaissent au bout d’une