‹ Les revolutions du temps synthese prophetique du 19. siecleChapitre 54 sur 132 · VIII. — DE LA SÉRIE DES ÉPOQUES · texte numérisé non relu

VIII. — DE LA SÉRIE DES ÉPOQUES

Ce cataclysme assez matériellement prouvé me paraît d’ailleurs, sinon un commencement, du moins une rénovation assez complète du Genre humain pour n’en pas faire remonter plus loin l’Histoire.

A peine nos premiers pères, sortis de la grande infusion diluvienne, se sentent-ils en nombre, que voilà qu’ils commencent à nous donner l’exemple de la première Babel; hiéroglyphes de toutes les confusions où aboutissent les Hommes par le triomphe de la Raison, c’est-à-dire à ne plus se comprendre.

Babel fait donc le fond de tout tableau où doit se peindre une partie quelconque de l’histoire des Nations.

— C’est la mesure de l’angle qu’elles occupent dans l’histoire de l’Humanité.

La base en est plus ou moins large ou plus ou moins étroite

Mais c’est toujours Babel ou la confusion née de la division.

11 n’y a d ’ impérissable que le Temps qui confond dans ses circuits toutes les divisions.

—Ceci est la Babel des Babels ou la confusion des confusions :

C’est-à-dire,

— La vérité.

Mt* f , %m

Nous n’y sommes pas : mesurons d’abord notre angle, c’est-à-dire, connaissons notre époque.

Après cela nous décrirons le cercle.

11 est probable que la Civilisation antérieure à Babel eut ses Poètes et ses Prophètes, qui donnèrent aussi la clé des événements

L’Automne

L’Hiver

Élaboration

Déclin.

Le Printemps

L’Été

Apogée

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futurs; mais à mesure que les Hommes, s’éloignant du Passé, en perdaient l’exemple vivant, les Prophètes perdaient de leur prestige, et en perdant de leur prestige, ils perdaient eux-mêmes de leur force.

Au moment donc ou il eût été le plus utile de les consulter, on n’y croyait plus, et euxmêmes ne pouvaient plus rien.

— C’était absolument comme de nos jours.

Ils ne purent donc empêcher ni la construction ni la ruine de l’orgueilleux édifice.

Après sa chute.

Les Civilisations antiques dressèrent successivement leurs Babels, les unes à côté des autres et les unes sur les autres : c’est là Y histoire universelle.

Sans doute que si les paroles des Mages de la Chaldée et des Prêtres d’Egypte nous, étaient restées, elles nous eussent paru plus claires que celles des Prophètes juifs, mais malheureusement ils les ont étouffées dans leurs temples, ou du moins écrites sur leurs

murailles, en caractères que nous n’avons pu encore déchiffrer.

Moïse, échappé des Pyramides dont il avait volé les mystères, comme les Juifs volèrent aussi les vases d’or des Égyptiens, ayant posé la Religion juive comme révélatrice, ses Prophètes durent se servir de leur Science en face du Peuple, au lieu de la réserver pour les seuls initiés.

C’est à cela que nous devons que leurs Prophéties sont écrites en langue vulgaire.

J’ai même une assez grande confiance dans la Justice éternelle pour croire que ces Prophéties ne sont arrivées jusqu’à notre Époque que parce qu’elles lui sont nécessaires.

Nos descendants retrouveront peut-être un jour, au fond des Pyramides, dans les ruines de Thèbes ou de Ninive , les Prophéties qui s’appliquent à leur époque.

Le temps nous a conservé celles qui regardent la nôtre : c’est déjà bien assez pour notre confusion.

J’ai la Bible devant moi :

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