XVI. - LE SIÈGE DE TROIE
événements sy représenteront naturellement, sous la réserve des modifications et améliorations apportées par les cultivateurs successifs de cette plante antique.
Jadis les Troyens, comme les Grecs, semblaient travailler de concert à'ia ruine d’Ilion; les uns en l’attaquant de toutes leurs forces, les autres en accomplissant eux-mêmes toutes les circonstances fatales auxquelles était attachée la ruine de leur patrie.
Aujourd’hui, les agresseurs comme les défenseurs de Constantinople ne visent également qu’au même but.
Les guerres qui ont lieu autour de celte Cité ne sont que le résultat des querelles par- » ticulières de tous ceux qui se la disputent, comme tes cté/?s que les Héros antiques se portaient tous les jours autour des murs de Troie; mais Constantinople fermente et se décompose, parce qu’elle est le pivot du vieux monde et qu’il y a en elle le germe de sa liberté future.
Qu’on ne s’étonne donc pas devoir à notre
ET la guerre d'orient.
époque Grecs et Troyens confondus dehors ou dedans les murs de Troie. Homère nous a laissé de tels renseignements sur les personnages de cette glorieuse épopée, qu’il ne nous sera pas difficile de reconnaître encore tous ses Héros parmi les Peuples modernes , qui n'en sont que les boutures multipliées par le temps.
Agamemnon d’abord, le chef de l’entreprise, était purement, du temps d’Homère même, un surnom de Jupiter. Agamemnon n’est donc qu’wn chef moral, une personnification de la Raison de l’entreprise.
Calchas, au contraire, le plus savant augure des Grecs, est la personnification de la Fatalité qui veut le but.
Deux fois Agamemnon, découragé par la résistance des Troyens, voulut abandonner l’entreprise et remonter sur ses vaisseaux; il avait la raison pour lui ; deux fois Calchas le ramena au combat au nom de la fatalité.
Agamemnon et Calchas, c’est la Civilisa-