‹ Les revolutions du temps synthese prophetique du 19. siecleChapitre 98 sur 132 · XVI.— LE SIÈGE DE TROIE · texte numérisé non relu

XVI.— LE SIÈGE DE TROIE

à dire de Constantinople, ils vont en commencer la réalisation.

Toutes les traverses du Héros grec seront les leurs.

Qu’ils prennent garde à Polyphème, ce monstrueux géant aveuglé par Ulysse, qui avait abordé dans son île; car Polyphème, c’est la misère enfermée en Irlande, et qui, malgré le cruel traitement d’Ulysse, pourrait bien lui ravir encore de nombreux compagnons !

Qu’ils prennent garde à Circé ; cette fameuse magicienne qui s’éprit d’Ulysse, n’est que l'égoïsme, qui changea ses compagnons en pourceaux!

Puissent-ils enfin être aussi les vainqueurs de tous les prétendants à la main de Pénélope, c’est-à-dire à leur industrie f

En donnant ces conseils à l’Angleterre, et surtout en lui faisant la politesse du premier rangau siège de Troie, je crois avoir agi en bon allié; mais je ne puis pas non plus, en bon Français, faire attendre Achille au pied

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léger, comme l’appelle Homère, car ce bouillant Héros est bien la personnification de la Nation française.

Achille, c’est-à-dire la France, fils de Pelée et de Thélis, déesse des mers, a de tels droits dans l’héritage maternel, qu’ils ont toujours été pour lui une cause de rivalité avec Ulysse, dans lequel nous avons reconnu l’Angleterre.

Trempé dans le Styx par sa mère, Achille est invulnérable; — la France a bien un peu celte opinion-là d’elle-même, et oublie peut être trop que son talon ne jouit pas de la même propriété.

— Que l’exemple d’Achille serve donc à la France, et qu’elle prenne garde à la flèche, qui partant de l’arc de Paris, pourrait la frapper par derrière au milieu d’une fête.

Qu’elle se souvienne aussi que c’est Ulysse qui entraîna Achille à la conquête ' de Troie, qu’on ne pouvait pas prendre sans lui.

— Qu’elle sache enfin, s’il lui arrivait malheur pendant ce siège, qu’elle a, comme

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