‹ Les révolutions russesChapitre 8 sur 79 · XIII. — La Paix et la Révolution · texte numérisé non relu

XIII. — La Paix et la Révolution

lint-Péters bourg, nous ne savons que trop ce qu'il dit ; ce ]ue la France veut qu'on dise à l'heure actuelle; elle veut n langage digne d'elle — je ne parle pas de notre France i n'a jamais accepté les pactes d'hostilité et de guerre, de i veut la paix, qui ne veut pas la paix armée, je parle même qui jusqu'à présent s'était laissée entraîner par ce mirage, tte illusion, qui a enfin ouvert les yeux devant les leçons de

slle veut, c'est que l'allié sur lequel elle a compté ne périsse ;r, c'est que la guerre ne se prolonge pas jusqu'au moment lurrait plus en sortir que par une humiliation sans nom ou irolongé indéfiniment ; ce qu'elle veut, c'est que le tsar ait ige de dire non pas : « J'ai commis une faute •> (il ne s'agii amende honorable devant la cathédrale de Kasan avec un ig, la corde au cou el en chemise, nous ne lui demandons is de faire ce que la raison lui indique: de faire la pais, 1 peuple en a besoin et la veut ; et quand iAura fait la paix, lent il se tourne vers sa nation et qu'enfin il lui rende les li a enlevés il y a deux siècles, droits qui lui avaient été es hommes de génie. Le génie, il ne justifie nullement ces ; quand bien même on est Napoléon qui revient d'Italie, on e droit de faire Brumaire que celui qui ne venait que de de Strasbourg. Mais enfin, il y avait une certaine justiflcale apparente : c'étaient de grands Tsars, ceux qui avaient nité, qui avaient même su dominer dans une certaine

mesure cette Église qui avait joué un rôle si considérable dans Thistoire de la Russie, ils avaient pu s'arrdger à un moment donné la loute-puissance.

86. Il s'était passé ce phénomène singulier que c'était quand les Romanofî étaient arrivés au pouvoir, quand le fils d'un patriarche, d'un métropolite était monté sur le trône, que l'Église avait été définitivement abaissée et asservie et qu'on avait supprimé ce qui avait été jusqu'à présent sa tête, à savoir le patriarcat. Et maintenant, savez-vous la grande réforme qu'on offre à la Russie, quelle est l'émancipation qu'on va lui donner pour tromper les besoins du peuple ? Les ouvriers demandent du pain et de la justice ; les classes libérales demandent la liberté, et on va leur restituer le patriarcat ecclésiastique. C'est avec cela qu'on espère leur donner satisfaction.

87. Eh bien ! il faut que le tsar se détrompe; il aura beau faire, nous ne lui dirons pas de choses contraires à la vérité : il n'arrêtera f^ijs la révolution; elle sera lente ou rapide, sanglante ou pacifique, mais elle sera, et ce qui dépend de lui, c'est de lui donner un caractère plus pacifique, c'est d'empêcher qu'on ne soit acculé à l'emploi de ces moyens redoutables, s'il refuse toute expression libre à l'opinion. S'il continue à enchaîner la presse, s'il n'écoute aucune représentation, s'il s'assied sur toutes les soupapes de la machine, il faut que la machine saute un jour et le tsar avec, ei ce sera justice 1 {Applaudissements prolongés.)

i:?*^::7Kl

TABLE

PAGEÎ

1. Les Révolutions Russes. Pourquoi les Français s'y intéressent.

Page 1