APPLICATIONS TOPIQUES
Si, dans les formes légères, les méthodes précédentes suffisent, elles seront notoirement insuffisantes, dans les cas déjà anciens. Il faudra leur adjoindre des applications topiques astringentes, antiseptiques ou caustiques.
Deux points de vue sont alors à envisager :
1°) Le malade ne peut être suivi et se traitera luimême chez lui ; ;
2°) Le malade peut être suivi et le médecin procède lui-même au traitement.
Dans le premier cas, plusieurs méthodes d’autotraitement pourront être pratiquées. Cependant, même dans ce cas, le malade devra rester sous surveillance médicale et reviendra régulièrement en visite tous les deux ou trois mois.
Ces méthodes. sont :
A) Les pommades.
Leur usage est tombé dans le domaine public, par-
ticulièrement celui de la vaseline boriquée, remède inoffensif mais bien anodin. Il suffira dans les cas légers avec une instillation matin et soir. Cependant, dans deux cas particuliers, les pommades sont réellement utiles : |
— en cas de présence de croûtes dans le vestibuie nasal ;
— dans les formes sèches avec sensation de brüûlure et de picotement.
Les cas sérieux n’en bénéficieront pas, le nez est
trop bouché ou les sécrétions sont trop abondantes, et la pommade ne pénètre pas assez profondément ou est tout de suite balayée. ;
L’excipient sera la vaseline pure, et seules les substances actives incolores pourront y être incorporées : l’iodol brun ou le dermatol jaune laissent des taches sur le linge qui déplaisent aux malades. Les antiseptiques utilisés seront : le salol, la résorcine et surtout le sozoïdol de soude, tous trois au 1/50. Toutefois, leur incorporation aux corps gras leur fait perdre la meilleure partie de leur pouvoir bactéricide.
La classique vaseline boriquée reste donc la pommade de choix.
Vaseline#blanche Are 40 gr.
Acide borique pulvérisé...... 8 gr.
Merrth ol RE ee Sr F 0 gr. 20
le menthol produisant une sensation de fraîcheur, en
même temps qu’une légère rétraction des cornets. B) Pulvérisations liquides.
Ces pulvérisations sont toujours discrètes et ne peuvent être chaudes à cause du refroidissement dû à la détente ; elles ne peuvent donc remplacer le bain et nettoyer correctement le nez. Elles sont, cependant, souvent utiles dans les formes sèches où elles entretiennent l'humidité ; dans les formes humides, à condition d’être précédées d’un baïin où elles pourront réussir à modifier la muqueuse. Leur emploi ne sera prescrit toutefois qu'après échec des bains seuls.
Les solutions huileuses ne sont pas miscibles à l’eau
Sr (pee
et semblent a priori inutiles ; cependant, le bénéfice doit en être considérable si l’on en juge par la vogue dont elles jouissent aux Etats-Unis. Les huiles minérales : vapoléine, albolène: y sont utilisées, auxquelles on incorpore du menthol, de l’eucalyptus, du cinnamol, du goménol. Aïnsi vernissées, les pituitaires de New-York supportent certainement mieux les fumées de la ville.
Cependant, en France, on utilise les solutions aqueuses ; dans ces solutions on éliminera les astringents : alun ou sulfate de zinc ; leur action est dangereuse pour l’odorat, la cocaïne qui débloque trop bien le nez et amène l’accoutumance, l’adrénaline à cause de son effet secondaire. Les antiseptiques, par contre, donnent d’assez bons résultats. En Angleterre, les pulvérisations phéniquées faibles sont en grande vogue, ainsi que la solution de Dobbel :
Éorate defsoudes 4:1:....1%40 TEE:
Bicarbonate de soude. ........ 7 gr.
Glycérine phéniquée à 1/20°... 15 gr.
NOR er den go ec 30 gr.
Les sels d'argent sont malgré tout les meilleurs modificateurs de la muqueuse. La solution de nitrate d'argent au 1/100 est classique, mais elle provoque une sensation de cuisson dans le nez et laisse des taches noires à l’entrée du vestibule. Les sels organiques échappant à ces inconvénients, notamment le protargol à 1/20, paraissent être la méthode de
choix.