C. — Traitement du coryza spasmodique
Il devra être avant tout prophylactique, mieux vaut prévenir que guérir. Le malade fuira donc la cam-
(1) LEeRmMoYEez publie une statistique portant sur 42 malades. 1% groupe de 15 malades (traitement local unique) : 2 guérisons. 2 groupe de 27 malades (méthode atropo-strychnique) : 13 n’ont pu être suivis. Sur le reste, 10 guérisons, 4 échecs (chez lesqueïs 2 guérisons ont été obtenues par traitement local).
mt Y et RES
pagne au printemps, et, si cela est impossible, les
sorties ne se feront que le soir à la tombée de la nuit. Le port de lunettes fumées peut être utile contre la lumière trop vive du soleil. Un tampon d’ouate dans chaque narine arrêtera la pénétration des particules irritantes, ou bien des pulvérisations d’huile de vaseline formeront un vernis isolant sur la pituitaire. Le séjour au bord de la mer ou à une altitude élevée sera peut être la meilleure mesure prophylactique à adopter. Une médication anti-arthritique et antispasmodique, de même qu’une cure thermale seront d'excellents adjuvants au traitement local.
. La médication de la crise sera la cocaïne :
Hydrachlorate de cocaïne.... 10 cgr.
Benjoin pulvérisé:.’.:...,.12 20 cgr.
Sous-nitrate de Bismuth...... RE vs eu : |
Chlorhydrate de cocaïne...... 15 cgr.
Acide: boriquet FU, 2e 2 gr.
Salicylate de: soude...... RUE 2 gr. 50 ou encore
— le chloroforme mentholé,
— l’orthoforme en insufflation,
— l’adrénaline, sous forme de spray alcalin pour le
nez et la gorge, |
— l'extrait de capsules surrénales. :
GAREL signale l'effet chez quelques-uns de ses malades de sulfate de quinine à doses fréquentes, sans donner plus de renseignements.
En dehors de la crise, on emploiera la méthode
atropo-strychnique et l’aérothermie de LERMOYEz et MaHU. HEYMANN prétend utiliser avec succès la médication thyroïdienne surtout en traitement préventif.
Plusieurs auteurs s’attaquent à l’antre d'Higmore qu'ils tiennent pour responsable. FINKk injecte de l’aristol dans le sinus et SHADLE procède de même à des lavages médicamenteux, mais les résultats semblent douteux à beaucoup. |
Enfin, on ne doit pas oublier la « Pollantine » de : DUNBAR, sérum spécifique fabriqué à l’aide du pollen des graminées et exclusivement employé dans les fosses nasales et sur la conjonctive. Cette pollantine. se prend en prises par les fosses nasales et se dépose ‘au pinceau au-dedans de la paupière inférieure abaissée. On commence au lever et on continue à plusieurs reprises, tant que l'accès résiste à la médication. D’excellents résultats (1) ont été obtenus, quoique beaucoup de cas résistent au traitement.
A Lyon, le sérum préparé par MALTET, sous le nom
de sérum collyre de BILLARD et MALTET, a donné
quelques succès en instillation de 1 goutte simplement dans l’angle interne des yeux.
A signaler le graminal préconisé par AVELLIS.
Mais devant l’inconstance des réultats obtenus avec toutes ces substances, GAREL préfère le traitement chirurgical. Et si la turbinotomie proposée par Bar- BINEAU lui semble hors de cause, les galvano-cautérisations du cornet inférieur, répétées tous les 15 jours,
(1) Selon Zarnixo en 1909, sur 500 cas traités, tant en Europe qu’en Amérique, 61 % de succès.
lui donnent de bons résultats. Mais la protection ne dure malheureusement pas au-delà de deux semaines. L’affection ne dépassant guère six semaines dans les Hay Fever, trois à quatre séances doivent suffire. Il est bon d’intercaler des insufflations d’aristol pendant les jours qui suivent les cautérisations. AvELLIS est du même avis, mais SAJous préfère les cautérisations avec lPaide-acétique glacial. STE de Chicago préconise les injections d’alcool sous la muqueuse, tandis que MourE et BRINDEL utilisent l'injection interstitielle de paraffine dans les cornets.