‹ Les Rhinites ChroniquesChapitre 32 sur 51 · DEAN · texte numérisé non relu

DEAN

vations de malades pour étudier les coryzas apériodiques et particulièrement leur étiologie. De nombreux éléments sont en cause et il développe le rôle : dans les coryzas par inhalation, des émanations animales, des poudres végétales, des substances cristalloïdes médicamenteuses ; dans les coryzas par injection, des injections sous-cutanées de sérum, des injections intra-veineuses de novarsénobenzol ; il cite encore le rôle du froid et de causes multiples où plusieurs facteurs agissent simultanément. Enfin il ; appuie fortement sur le rôle de la thérapeutique anticlasique qui semble la seule rationnelle sans cependant perdre de vue les autres traitements et particulièrement l’opothérapie endocrinienne et les interventions sur le système nerveux organo-végétalif (sympathique et para-sympathique).

En définitive, ses conclusions sont :

1°) « Le coryza spasmodique, syndrome clinique uettement individualisé, ne doit pas être considéré comme une affection locale due à l’action directe sur une muqueuse nasale hyperexcitable d’un agent irri- -tant physique ou chänique. Le coryza spasmodique est une manifestation locale d’un trouble qui intéresse. l’organisme tout entier : ce trouble c’est le processus physique de choc dont l'existence nous a été révélée par les travaux de MM. Wipar, ABRAMI et BRISSAUD ct auquel ces auteurs ont donné le nom de colloïdoclasie ». Le fait en est démontré par la crise hémoclasique initiale, la thérapeutique anticlasique et l’épreuve des cuti-réactions.

2°) L'existence de ces différents critères dans les

Gi

différentes variétés de coryzas spasmodiques est une. preuve de leur unité déjà soutenue par GAREL et MOLINE.

3°) « Le coryza spasmodique étant un accident de

choc, on peut lorsque la cause est inévitable, lui appli-

quer le traitement anticlasique qui compte à son actif de nombreux cas démonstratifs de guérison ou d’amélioration ».

4) Ce traitement n’est pas exclusif. Les travaux récents ont montré le rôle joué dans les phénomènes de choc par les endocrines et le système nerveux organo-végétatif. C’est là que se trouve l’explication des heureux résultats de l’opothérapie thyroïdienne en particulier, d’un traitement local modificateur de la sensibilité de la muqueuse nasale et de la médication agissant sur le sympathique ou le para-sym pathique. 4

Page 1