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__ Les rhinites d’origine néoplasique,
— Les rhinites d’origine mycosique,
—— Les rhinites d’origine lépreuse,
—— Les rhinites d’origine morveuse,
— Le rhino-sclérome, mais toutes faisant partie intégrante. d’une maladie locale ou générale bien particulière et qui sort de notre; sujet.
B. —— LES RHINITES CHRONIQUES ATROPHIQUES, COM-
prenant :
— Les rhinites chroniques atrophiques simples, — [L’ozène, que nous ne nous proposons pas d'étudier.
Ce sont les seules qui nous intéressent ici et qui se subdiviseront elles-mêmes en :
a) Rhinites chroniques sèches
qui ne sont en réalité qu’une forme de transition avant d'arriver au stade de rhinite atrophique, ou qui peuvent encore représenter un épisode aigu des formes sécrétantes.
b) Rhinites chroniques sécrétantes, qui comprennent :
1°) Rhinites chroniques’ purulentes pures, qui seront dues à une infection nasale directe ou à une sinusite sous-jacente. De celles-ci et des suivantes, on pourrait
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peut-être détacher les rhinites muco-purulentes, véri-
table forme de passage, qui ne seront en réalité la plupart du temps que la forme hydrorrhéique avec infection secondaire surajoutée.
2°) Rhinites chroniques hydrorrhéiques, comprenant :
— les sinuso-hydrorrhées, — les cranio-hydrorrhées, — les hydrorrhées nasales vraies,
cette dernière forme représentant les rhinites allergiques autrefois appelées : coryza vaso-moteur, ou spasmodique, et qui seules entrent dans le cadre de, notre ouvrage.
c) Rhinites chroniques hypertrophiques, qui en réalité forment à peine un paragraphe à part, n'étant qu’un stade terminal des formes précédentes.
Cette nomenclature est certainement beaucoup plus proche de la vérité et représente beaucoup mieux l’interrelation de toutes ces différentes formes qui ne sont toutes que l’état de maladie d’un même système anatomique s’extériorisant sous des aspects divers mais proches.
Nous allons voir qu'ici bien peu de choses ont varié depuis le début du siècle.
Si nous considérons les rhinites chroniques, ce qui importe avant tout ce sont les prédispositions locales et générales. Ces prédispositions locales, congénitales ou acquises sont d’une très grande importance. En effet, il est bien rare de constater la présence d’une rhinite, dans un nez normal, il est vrai d’ailleurs que ce qui est encore plus rare, c’est de trouver un nez exempt de toute tare. Le rétrécissement d’une fosse nasale, quelle qu’en soit la cause éperon, déviation du septum ou toute autre, explique fort bien qu’une infection accidentelle se fixe là mieux qu'ailleurs. Une fois en place, l'infection provoque l’irritation de la muqueuse qui va réagir par une hyperémie et par une hypersécrétion, provoquant aussi un certain degré d’obstruction. Cette obstruction qui ailleurs ne serait peut-être pas très dommageable, le devient beaucoup du fait du rétrécissement du passage. Le pus et les mucosités stagnent installant une obstruction quasi totale, les microbes y vont pulluler, l’irritation locale ira grandissante, et l’on assiste ainsi à la
formation d’un cercle vicieux qu’il sera très difficile de rompre.
Cette rupture ne pourra être obtenue que par l'amélioration du drainage et par le rétablissement du passage de l’air. Quels vont être les moyens à uti-
liser pour obtenir ce résultat ? Le reniflement, mais sans compter son peu d’élégance, ainsi que le décrit si bien LERMOYEZ, cette aspiration thoracique va provoquer un vide en arrière de la partie rétrécie, vide qui ne pourra être comblé par l’apport de l’air extérieur, le passage étant totalement ou partiellement obstrué, d’où hyperémie et stase sanguine grandissante qui gonflera les queues de cornet, augmentera l’obstruction et même quelquefois phénomène du vacuum sinus provoqué qui arènera une nouvelle douleur et un nouveau mal à vaincre. Le mouchage, mais là encore les mêmes remarques ont été faites, avec ce fait en plus qu’une manœuvre trop énergique pourra souvent polluer un sinus jusque-là indemne et provoquer l’apparition d’une sinusite secondaire. Quant aux thérapeutiques médicamenteuses, quelle peine éprouverons-nous pour arriver à les faire pénétrer jusqu’à l’endroit désirable ?
Et si, à ce schéma viennent s'ajouter des prédispositions générales, devons-nous nous étonner de la ténacité d’une telle affection et des innombrables échecs éprouvés ? Ces prédispositions générales sont certainement d’une très grande influence, et, sans aller, peut-être, chercher aussi loin que le faisait l’époque de LERMOYEZ en faisant intervenir presque toute l’économie humaine, nous. admettons le rôle « des dia-