‹ Les Rhinites ChroniquesChapitre 37 sur 51 · CE HA QUES · texte numérisé non relu

CE HA QUES

stylet donne une sensation de mollesse, d’inconsistance qui sera différente de la sensation précédente de l’édredon. Et les tissus ne reviendront à leur volume primitif que lentement et petit à petit. On pourra voir dans le méat moyen quelques formes polypoïdes blanchâtres d'aspect gélatineux, presque translucides à la surface desquelles on voit courir quelques rares petits vaisseaux sanguins. La tête du cornet moyen en pleine dégénérescence polypoide obstruera plus ou moins la fente olfactive qui délavée par tout ce liquide amènera l’anosmie.

Beaucoup plus rarement, nous pourrons voir des formes de transition avec une muqueuse rosée, brillante, d’aspect presque normal, mais elle sera suintante comme couverte d’une couche liquide. Les cornets ne montreront qu’une hypertrophie ou qu’un œdème très relatifs, mais au contact la muqueuse manquera de tonicité, sera molle, sans réactions et par endroits une certaine pâleur se fera jour. Et si au premier aspect on peut la croire normale, l’examen complet nous la fera trouver malade, atone et sans réflexes normaux.

Fréquemment, et l’on peut même dire presque constamment, l’examen rhinoscopique nous montre des malformations nasales congénitales ou secondaires. Les plus fréquentes sont les déviations de cloisons, les éperons ou les bulles du septum, plus rarement une étroitesse congénitale des fosses nasales, une bulle de la tête du cornet moyen. C’est à la hauteur de ces malformations que se trouvent les zones hyperesthésiques, les véritables plaques récep-

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trices de l'allergie nasale qui est signée par les deux ‘ derniers aspects que nous avons décrits, sans cependant que l’on puisse absolument l’éliminer du premier. Souvent, à leur hauteur, on constate une certaine rougeur, un degré d’irritation plus marqué de la pituitaire qui s'explique par le rétrécissement plus prononcé là qu'ailleurs et, ainsi que le fait si bien remarquer LERMOYEZ, par la vieille loi dermatologique toujours vraie de lirritation maximum aux lieux de contact les plus fréquents.

Dans toutes ces formes, on assistera à des poussées paroxystiques entrecoupées de périodes de repos, plus ou moins longues et plus ou moins totales. Ces crises, au moins dans les formes allergiques, seront déclenchées par les faits les plus futilées, souvent même quélquefois sans cause apparente. Ainsi, un courant d’air vif, une sensation de froid, un changement d’atmosphère, le passage d’un rayon de soleil et bien d’autres que nous avons déjà notés. Une crise d’éternuements éclate, quelquefois même un éternuement isolé, et la crise commence par un écoulement aqueux profus, bientôt suivi de l’obstruction nasale.

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