‹ Les Rhinites ChroniquesChapitre 36 sur 51 · AR EVA · texte numérisé non relu

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Avec ces rhinites hydrorrhéiques nous verrons encore apparaître tout le cortège des troubles réflexes, éternuements isolés ou par crise, toux spasmodique el quinteuse d’origine nasale, larmoiements, spasmes glottiques, névralgies quelquefois, l’asthme souvent s’y associera rendant la vie intenable au malheureux.

La rhinoscopie antérieure. montre dans le cas des rhinites chroniques purulentes, en dehors de l’inflammation du vestibule avec fissures, furoncles et impétigo associés, la présence d’un pus épais, verdâtre, souvent nauséabond, amassé sur le plancher, obstruant le méat inférieur, formant des filaments tendus d’une paroi à l’autre provoqués et étirés par la vasomotricité des tissus érectiles. La muqueuse est le plus souvent congestionnée d’un rouge vineux, hyperé-

mique, provoquant un certain degré d’hypertrophie.

On constate quelquefois une certaine extravasion sanguine à la hauteur dé la tache vasculaire. Le toucher au stylet donne la sensation de l’édredon, la muqueuse reprenant son volume immédiatement après la cessation du contact. Dans les cas anciens cependant cette sensation du coussin de plume sera beaucoup moins marquée, la sclérose ayant envahi les tissus. Souvent on verra une énorme tête de cornet inférieur, rouge, recouverte de pus et qui empéchera tout examen dans la profondeur. L’examen à la cocaïne adrénaline permet d’apprécier le degré de sclérose et sera un excellent élément en vue du traitement futur. Souvent, la tête du cornet moyen tuméfiée, énorme, bloquera la fente olfactive provoquant l’anosmie.

La rhinoscopie postérieure nous montrera un cavum plein de pus aux parois rouge vif. Après nettoyage, on apercevra les choanes plus ou moins obstruées par des queues de cornet d’aspect muriforme, rouge vineux, d’où le pus dégoûtera ; la queue de cloison elle-même pourra être tuméfiéé, sa muqueuse donnant le même aspect que les queues de cornet. Cet examen nous permettra encore de voir l’orifice des trompes qui seront rouges, tuméfiées et expliqueront un certain degré de surdité qui a été signalé par le malade dès le début de l’examen.

Dautres fois, la muqueuse nasale sera d’un aspect blanchâtre, anémique, atone, fripée, flasque comme si elle était trop vaste pour son contenu. Nous ne trouverons plus alors un pus bien franc, mais un muco-pus jaunâtre, filant, collant au porte-coton et formant de nombreux filaments. Bien souvent même, ce ne sera plus qu’un liquide aqueux, eau de roche presque très légèrement filant, mais d’une abondance extrême. Le degré d’irritation du cavum sera beaucoup moins prononcé, et nous verrons des queues de cornet peu volumineuses, mais d’une teinte presque livide.

D’autres fois encore, nous trouverons une muqueuse pâle, anémiée, suintante, d’aspect œdématié, polypoïde. Les cornets prendront un aspect lobulé, irrégulier, de dégénérescence polypoïde. Les queues de cornet seront énormes, muriformes, mais totalement blanches et laissant suinter quelques gouttes d’un liquide aqueux devenu quelque peu filant par sa stagnation dans les fosses nasales. Le contact du

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