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les formes cliniques et souvent même suivant les réactions propres à la muqueuse de chaque individu. Mais la vieille: formule est foujours vraie : déboucher et nettoyer le nez devront toujours être notre principe général.
La façon de se moucher, telle que: la décrit LEr- MOYEZ est toujours la bonne. Pas de mouchages trop énergiques qui exagèrent l’hyperémie de la muqueuse et même peuvent provoquer une infection sinusale secondaire en projetant des mucosités dans la cavité, une expulsion trop violente des mucosités nasales provoque un courant d'air trop rapide, créant le vide dans les cavités accessoires ; ce vide amène une hyperémie locale avec gonflement de la muqueuse et réaction douloureuse, qui se fera surtout sentir à
la hauteur des sinus frontaux.
Balnéation.
Si la balnéation nasale est déchue de son rang, elle est cependant toujours utilisée. On trouvera ses indications: particulièrement dans les rhinites atrophiques, et en général dans toutes les rhinites où la stagnation des mucosités amène la formation de croûtes, et où ce sera la seule pratique permettant le nettoyage de ces déjections par le malade lui-même. Cette balnéation devra être faite sans pression à la pipette nasale, suivant une technique bien connue que
nous n’avons pas à décrire ici. Elles seront de petite.
abondance ; les grands lavages étant beaucoup plus nuisibles qu’utiles à la muqueuse et pouvant provoquer une anosmie secondaire. Pour les mêmes
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: | raisons, elles ne seront pas trop répétées, sauf peut-
être dans les cas d’atrophie très prononcée, où l’odorat est perdu sans aucun recours, un bain nasal le matin au cours de la toilette et un autre le soir suffiront. Ils seront encore isotoniques, l’hypo et l’hypertonicité — surtout la première — pouvant provoquer de gros dégâts muqueux. Leur but sera'exclusivement le nettoyage, toute solution astringente, antiseptique ou autre est donc à rejeter.
La solution la plus simple et la plus pratique sera la solution de chlorure de sodium dans l’eau bouillie tiède à 7 0/00. On peut encore utiliser la solution de borate de soude à 25 0/00, ou de bicarbonate de soude. à 15 0/00. Dans quelques cas où l’abondance du pus
sera particulièrement grande, on utilisera la solution ‘
monosulfurée de LERMOYEZ :
— monosulfure de sodium.... 10 gr.
Scan ISIN nt Na Dre 50 gr.
— glycérine ...... NN Te 150 gr.
une demi-cuillerée à café dans un litre d’eau bouillie,
en ajoutant au mélange 7 grammes de chlorure de sodium pour le rendre isotonique.
Ces bains seront pris à une température au moins égale à celle du corps humain, soit 37°. Et l’on aura avantage: à les supporter le plus chaud possible. LER- MOYEZ conseille d’aller jusqu’à 45° et 48° si possible. Toute sortie dans une atmosphère froide sera évitée pendant au moins une demi-heure à trois quarts d'heure après ces bains. La muqueuse et l’odorat doivent être d’une surveillance constante pendant ce
traitement, de façon à pouvoir l’interrompre au moindre signe alarmant.
Inhalation.
Les inhalations, vieilles comme le monde, sont encore une bonne pratique particulièrement dans les périodes purulentes aiguës et quand on constate un certain degré de participation des cavités sinusales. Elles devront être supportées le plus chaud possible pour bien décongestionner la muqueuse. Cependant. il faut les éviter en cas d’hypertension où elles sont d’un danger réel. De même le menthol sera proscrit pour les sujets suspects de tuberculose. On emploiera un inhalateur, ou plus simplement un bol sur lequel! on formera un cornet avec un linge quelconque, de façon à ce que la seule muqueuse nasale soit intéressée. Toutes les autres pratiques provoquant une congestion de la face, beaucoup plus nuisible qu’utile. Les produits utilisés seront : la teinture de benjoin. la teinture d’eucalyptus, le: goménol, le menthol et les balsamiques en général. Surtout, en cas de pariicipation sinusale : .
— teinture d’eucalyptus +...... 60 gr.
teinture de benjoin...#..41 Sat.
I COORDONNE 50 gr.
— teinture d’eucalyptus....... 40 or.
NE Te RE TO Te 0 gr. 15 AA ICDOP A OO EEE MANN. ne 40 gr.
ÉMAOOTE
Mettre une cuillerée à café de l’un de ces mélanges dans un bol d’eau bouillante et prendre en inhalation. Deux ou trois inhalations dans le courant de la journée devront suffire pendant une période de crise aigué.
Pommade.
Les pommades, encore très employées, sont d’une réelle utilité, mais n’ont d'action que dans les cas bénins ; elles ne peuvent, en effet, pénétrer suffisamment profondément si l’obstruction est grande. Leur indication réside dans les cas d’inflammation du vestibule nasal, avec formation de croûtes et dans les formes sèches où elles diminueront l’irritation locale. L’unique excipient sera la vaseline, les substances actives, l’acide borique pulvérisé, le menthol, le beaume du Pérou, l’eucalyptol.
2" Vaselinerpure etre aesr 40 gr.
— Acide borique pulvérisé.... 8 gr.
2 NT TOR NEA PE ASER PE 0 gr. 20 — Vaseline pure ....:..... REED OPOR — Beaume du Pérou......... 0 '‘gr.25 — Vaseline ‘pure. ie un 20 gr.
Acide "Porte Re IPN Egr:
2e EUCAIS D IORENECRE EE 0 gr. 40
Instillations et pulvérisations.
Les instillations et les pulvérisations nasales ont les mêmes indications, les premières s’adressant surtout aux formes sans obstruction, c’est pourquoi nous les traiterons ensemble.
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Ces deux méthodes ont encore une grande vogue, et l’on s’en rend facilement compte en considérant le nombre prodigieux des spécialités. Elles sont. employées dans les formes purulentes, dans un rôle de désinfection et dans les formes d’obstruction marquée où elles permettent un déblocage momentané du nez.
Leur rôle de désinfection nasale, s’il est très utilisé, est cependant quelquefois peu actif — les produits pulvérisés étant en trop petite quantité et en concentration trop faible - néanmoins elles ne doivent pas être négligées surtout préventivement. Deux sortes de solutions seront utilisées : les solutions aqueuses et les solutions huileuses ; chacune aura son rôle. Les formes infectieuses bénéficieront particulièrement des solutions aqueuses qui pénètreront . mieux et sont plus miscibles aux sécrétions. Par contre les formes d’obstruction préfèreront les solutions huileuses comme moins facilement éliminées et d'un effet plus durable.
Dans les rhinites purulentes, on utilisera les seis d’argent, sous forme d’argyrol, de protargol, de collargol, en solution à 1, 2 et 3 7, des solutions de mercurochrome à 0,25 et 0,50 % produit excellent, mais qui a l'inconvénient de tacher le linge, des solutions à base de produits sulfamidés, qui n’existent que sous forme de spécialité, donnant souvent d'excellents résultats bien que leur concentration soit notoirement insuffisante, Dans sa thèse, le Dr A. BaILLY prétend avoir obtenu d'excellents résultats par des pulvéri-
sations d’un mélange de para-amino-phényl sulfa-
mide avec le phényl-acétate de novocaïne.
Dans ces formes catarrhales purulentes, on emploie souvent encore des pulvérisations ou des instillations à base de bactériophage. De même, les vaccins, auto ou stock-vaccins, à condition de s’adresser à des microbes déterminés, pourront donner d'excellents résultats, notamment dans les coryzas rebelles de Ia diphtérie, dans la période d’état et surtout chez les porteurs de germe où l’emploi des pulvérisations ou instillations d’anatoxine diphtérique sera pratiquement le seul traitement efficace. Dans les catarrhes purulents rebelles, notamment de l’enfance, H. Bour- GEOIS recommande encore les pulvérisations ou instillations d'huile vitaminée, à base de vitamine A et surtout de l’association vitamines À et D. Malheureusement, ce mélange présente une forte odeur d'huile de foie de morue, ce qui le fait rejeter par presque tous les adultes ; mais l’enfant se trouve moins délicat et s’en accommode bien.
Certains encore utilisent l’iode sous cette forme ou en badigeonnages dans les coryzas spasmodiques :
— jiode métal .:..7.....41,2,0. 0 gr. 05 — iodure de potassium........ 087. 10 — laudanum de Sydenham.... torss =; Siycérine-neuire te Rice 30 gr.
Dans les rhinites congestives et spamodiques, le traitement de l’état de crises comporte des pulvérigations nasales, de même que certaines rhinites avec hypertrophie marquée. A condition d’en user modérément et surtout de ne pas en prescrire plus de quelques jours de suite, les pulvérisations de cocaïne-
adrénaline souvent associée à l’éphédrine seront la méthode de choix :
— chlorhydrate de cocaïne.... 10 cgr.
DE — d’adrénaline .. LX gouttes — —— d’éphédrine. .. 0 gr. 30 ATOM ON: 2 Een 0 gr. 50 — sérum physiologique ....... 50 gr.
Cependant, avant d’en user ainsi, il sera bon d'’essayer tout d’abord une solution éphédrinée à 1, 2 et 3 % qui n'offre aucun inconvénient d’accoutumance.
Dans le traitement de la crise spasmodique, BouRr- GEOIS recommande encore les pulvérisations nasales de chlorhydrate double de quinine et d’urée, ou d’une solution d’hypophyse et de novocaine à 1 pour 10 ‘par parties égales.
Si les prescriptions et les produits sont strictement les mêmes pour les deux méthodes d'instillation et de pulvérisation, dans la plupart des cas, les pulvérisations sont cependant préférables comme pénétrant mieux et plus profondément un nez obstrué, dont toute la muqueuse est ainsi atteinte, ce: que ne ‘peut faire une simple instillation.
Poudres.
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Les insufflations de poudre après avoir joui pendant longtemps d’une grande vogue l’ont actuellement totalement perdue, et à part quelques praticiens qui utilisent encore l’acide borique et l’acide tannique, l’abandon de la méthode est complet. Cependant, un retour en arrière pourra peut-être se