NASE
eur traitement, le seul même, sera le changement d'occupation.
Le climat joue son rôle. Les climats humides et
froids sont à proscrire, et si l’altitude et le bord de
la mer sont à recommander, il ne faut pas oublier que certaines formes d’allergie ne peuvent s’en accontmoder. Une altitude moyenne aux environs de 500 mètres semble bien supportée par tous ; restriction à faire au sujet de la campagne et au printemps pour les individus sensibles aux allergènes polliniques.
Les malformations nasales doivent être traitées préventivement, et s’il en était toujours ainsi, que de surdités, d’otites, que d’allergies même auraient été évitées ! Si toutes les adénoïdites avaient été traitées que de complications en moins !
Qu'il nous suffise de dire que dans toute rhinite, après cessation des symptômes infectieux en cas de catarrhe purulent, avant tout traitement en cas d’ailergie pure, il est nécessaire de traiter les malformations nasales, véritables épines irritatives, qui quelle que soit la forme considérée, joueront toujours un rôle, si ce n’est primordial au moins secondaire. Donc, toute déviation de cloison importante sera opérée ; tout éperon de cloison sera enlevé. En cas d’étroitesse congénitale on interviendra sur la cloison. s’il y a lieu ou sur les cornets par des cautérisations ou même par une turbinotomie partielle ou totale selon les cas. De façon à ce qu’une respiration nasale normale soit assurée dans les limites du possible.
Quant aux « diasthèses et à l’arthritisme » de Ler-
EN S0v—
MOYEZ, il est bien évident que si l’on pouvait maintenir un équilibre vago-sympathique et endocrinien normal, l’allergie ferait un grand pas en arrière. Malheureusement malgré tous les progrès réalisés, nos connaissances ne sont encore que trop vagues à ce sujet. Nous pouvons affirmer l’inter-relation des systèmes neuro-végétatifs et endocriñiens avec l’allergie, mais nous ne pouvons dire ni pourquoi ni comment, ni dans quelles proportions et nous n’en sommes qu'aux timides essais. Quoi qu’il en soit d’ailleurs, cette question dépend du spécialiste endocrinien et pas encore du rhinologiste, nous devons d’ailleurs le déplorer.
Les traitements rhinologiques par les saisons thermales, telle est une partie de la thérapeutique nasale qui après une certaine vogue est tombée, aujourd’hui dans un oubli presque complet. Cet abandon nous semble fort regrettable, car bien des sujets jugés incurables par d’aucuns et aboutis en désespoir de cause dans une station thermale ont retiré de leur cure un bénéfice appréciable. Sans en vouloir faire un panacé thérapeutique, il est certain que beaucoup de cas en bénéficieraient., Quant aux indications nous ne pouvons faire mieux que de suivre LERMOYEZ et de nous en rapporter à lui en tous points.