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TRAITEMENT GÉNÉRAL

Cette partie de la thérapeutique ne s’adressera aw’à l’allergie,, les rhinites infectieuses n'ayant aucun bénéfice pratique à en tirer. En effet, un traitement anti-infectieux général, sous forme de vaccins ou de

produits anti-bactériens quelconques, à part quelques très rares cas, est absolument hors de propos avec une infection toute locale, et à de rares exceptions près, sans réaction d'ordre général notable. Bien entendu, si une sulfamidothérapie locale peut être mise en pratique à juste titre, la sulfamidothérapie par ingestion doit être absolument interdite. Les dangers de sulfamido-résistance et de complication secondaire étant hors de proportion avec le résultat escompté.

Par contre, l’allergie en bénéficiera souvent, si ce n’est toujours. La sensibilisation est toujours d’ordre général, et si l’extériorisation du syndrome est uniquement nasal, cela ne veut pas dire que l’organisme n’y participe pas dans son entité. Les traitements de désensibilisation, même quand ils seront appliqués localement, s’adresseront et agiront sur l'organisme dans son entier. L’allergie est un véritable état de maladie qu’il s'agira de faire disparaître. En dehors de la désensibilisation locale, tous les traitements que nous avons précédemment vus ne s’adressent qu'à la muqueuse seule, tendant à changer son anatomie propre de façon à la rendre incapable et de réagir aux allergènes sensibilisants et pour une plus grande part, la sensibilisation existant toujours, de répondre à l’excitation des centres par le syndrome habituel : enchifrènement, obstruction et éternuements.

Les traitements locaux de l’époque précédente, et de la nôtre se rejoignent dans le but anatomique à atteindre, qui est la sclérose des tissus tapissant les

fosses nasales, suivant que cette sclérose sera plus importante et plus profonde, le résultat sera plus

durable. Néanmoins, il est facile de voir qu'un tel.

traitement ne peut être qu’une thérapeutique de fortune. Un véritable barrage est ainsi constitué dans le nez, il faut le reconnaître, barrage «d’une certaine valeur quand l’origine de, l'allergie est exclusivement nasale, mais même dans ce cas, un tel traitement ne détruit pas l’état de maladie qui, dès que la porte sera rouverte à la sensibilisation pourra reparaître.

Dans les cas où l’allergie n’est plus d’origine nasale,

mais alimentaire ou autre, l’extériorisation n’aura plus lieu, mais la maladie véritable existera toujours, et bien heureux si elle ne s’extériorise pas d’une autre façon, soit par un asthme, un eczéma, un urticaire ou de toute autre façon. Ces traitements locaux ne seront donc que des palliatifs de plus ou moins de valeur, et non pas un véritable traitement dans ie plein sens du mot. D’autre part, ces traitements, et les statistiques, même américaines, nous le prouvent surabondamment, sont loin d’aboutir toujours à un succès même partiel sans compter le désagrément des réactions secondaires, qui souvent est loin d’être

négligeable. La sclérose une fois formée, le barrage

une fois établi, plus ou moins complètement, un véritable, combat va être livré par l’allergie pour se faire jour à nouveau, et, au bout d’un temps plus ou moins long, le barrage rompu, la sensibilisation reparaîtra et tout sera à recommencer. Cette thérapeutique ne peut donc être une fin. On ne l’utilisera que faute de mieux en attendant le traitement de désensibilisation

générale qui lui, est le but à atteindre, la véritable fin du problème.

Si les progrès dans cette partie du traitement n’ont pas été considérables, ils ne; sont cependant ni discutables, ni négligeables, et c’est eux que nous allons voir maintenant.

‘Tout d’abord, il sera toujours bon de diminuer l'excitation vagotonique par l’atropine. Le sympathique sera au contraire excité par l’ingestion d’adrénaline ou par l’évatmine que certains préfèrent. TARNEAUD préconise l’adrénaline chez les sujets réagissant localement à l’adrénaline et la belladone chez les autres. Les enfants bénéficieront d’un traitement reconstituant : huile de foie de morue, sirop iodotannique, protoxalate de fer, liqueur de Fowler

Quelques auteurs voyant la cause du déséquilibre vagosympathique dans un dysfonctionnement endocHinien, essaient d’un traitement opothérapique à base de foie, de rate, d’hypophyse, d’ovaire, de thyroïde. Souvent même un trailement iodé par petites doses a été institué avec succès. STERNBERG et SUGAR de Vienne utilisent une solution d’iodure de sodium à 3 %, à laquelle ils ajoutent de petites doses d’iode libre ; ils injectent 1 cc. sous la peau et font de une à trois injections. Alfred LEwWY de Chicago utilise la même méthode, mais n’emploie qu’une solution à 0,3 , et fait autant d’injections qu’il le juge nécessaire. Encore aux Etats-Unis, LEVINE emploie une solution à 5% d’iodure de.sodium contenant des traces d’iode libre, à raison d’une injection souscutanée tous les deux jours, 6-injections en moyenne

devant suffire. Enfin, toujours aux Etats-Unis, CINELLI injecte 1 cc. sous-cutané d'Homoïodin, solution d'iodure de sodium à 1 % contenant des traces d’iode libre.

Dans un autre ordre d’idée, RusxiN de New-York constatant que: les rhinorrhées chroniques, purulentes ou allergiques déterminent une perte très sévère en nucléo-protéines, ce qui amène un trouble du métabolisme de l’eau, prétend que l'allergie nasale est en relations avec le métabolisme de lacide nucléique et propose dans ces cas un traitement de remplacement par ce même acide nucléique, qu’il fait prendre à la dose de 10 grains, soit 0,65 gr. trois fois par jour. Mais les recherches les plus approfondies ont été faites en vue d’une désensibilisation de l’organisme. C’est ainsi que l’on a essayé les traitements classiques de l’auto-hémothérapie, de l’auto-sérothérapie, du carbonate de soude intra-veineux, de l’éphédrine; ious ces traitements associés à l’opothérapie ainsi que nous l’avons déjà signalé, donnant des résultats très divers. De même pour les traitements à base de Jaborandi, qui souvent amènent un résultat satisfaisant, ou de peptone, per os ou en injections intradermiques. Beaucoup de recherches, surtout en Amérique, ont été faites pour retrouver l’allergène en cause et la méthode la plus courante est celle des cuti-réactions. Aux Etats-Unis, ces cuti-réactions ont été pratiquées sur des centaines et des centaines d’individus souffrant de coryza allergique, et l’allergène trouvé, un traitement était institué par injection sous-cutanée désensibilisante à doses infinitésimales

et, lentement progressives. C’est ainsi que l’on a vu une floraison de pollens-vaccins et autres. Mais en dehors du fait que même dans ces cas, la guérison n’est pas toujours de règle, on doit reconnaître d’après les statistiques qu’à peine 50% des allergènes sont trouvés et même alors, bien souvent, plusieurs sont en cause pour un même individu, ce qui complique singulièrement la question. L’utilisation des auto-vaccins dérivés de, cette tendance n’a guère donné que des résultats très inconstants. C’est ainsi que Fox et HARNED aux Eats-Unis emploient un broyat de muqueuse nasale franchement prélevé ; selon les auteurs, les résultats seraient encourageants.

Tout dernièrement, une nouvelle tendance se fait jour avec la recherche d’un produit servant de désensibilisant général et il est bien certain que cette ligne de conduite semble la meilleure et la plus logique. Un nouveau produit anti-histaminique de synthèse 2339 RP ou « Antergan » vient d’être mis au jour, qui tend à jouer ce rôle, et sans être malheureusement universellement anti-allergique, son emploi a permis des guérisons absolument inespérées. L’indication d'allergie étant bien posée, il est bien rare qüe l’on - n’observe pas une amélioration portant sur l’obstruction et la rhinorrhée. En face d’un coryza rebelle, on doit toujours l’employer, d'autant plus, qu’il est absolument inoffensif si l’on prend quelques précautions en l’absorbant. Son emploi est bien récent pour que l’on puisse formuler des règles bien précises, cependant dans le cas des coryzas chroniques si la

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