‹ Les Rhinites ChroniquesChapitre 5 sur 51 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

« Il existe dans toutes les branches de la Médecine un certain nombre de chapitres louches qui semblent créés tout exprès pour donner complaisamment asile aux diagnostics peu faits. Ce procédé de classification est la ressource des cliniciens indécis : il est si commode quand on n’a pas fait de diagnostic de le remplacer par un mot. Pour celui qui commence, toute maladie du nez qui dure plus de quinze jours est immédiatement étiquetée coryza chronique, ce qui veut dire : ce malade a quelque chose dans le nez, mais je ne sais absolument pas quoi ».

- Telle est la citation empruntée à Paul RAUGÉ, par laquelle M. LERMOYEZ débute un article sur le coryza chronique publié en 196 et dont l'actualité nous paraît encore frappante. Intéressant par lui-même,

cet article est important surtout par le fait qu’il

marque l’époque des premiers essais de classification de ce que l’on a communément nommé les rhinites chroniques, parce que c’est là que nous voyons pour la première fois apparaître deux catégories bien distinctes, les rhinites de cause locale et les rhinites de cause générale. Mais si parmi les premières on

LA

commence à distinguer leurs différentes origines ; les causes locales sont en effet démembrées, et le rôle des sinusites maxillaires et ethmoïdales apparaît, bien que pour ces dernières les idées soient d’une grande imprécision, et que l’on discute encore sur le rôle respectif de l’empyème des sinus et des sinusites proprement dites. De plus, il est intéressant de noter qu’à ce moment une mise au point du traitement chirurgical des sinusites, grâce aux travaux de Luc, commence à se faire jour. Par contre, les. rhinites de cause générale sont fort mal connues et seule l’hydrorrhée d’origine rénale est étudiée.

La période suivante va amener la découverte de lallergie avec les travaux de WipaL et de son école et pour nous, rhinologistes, avec la belle thèse de son élève Jacques LERMOYEZ, travaux qui seront poursuivis et complétés par les Anglo-Saxons et surtout par les Américains. Cette période permettra d’individualiser : 1° Les coryzas vasomoteurs périodiques, « Hay Fever » des Anglo-Saxons ou « rhume des foins >» des Français ; 2° Les coryzas vasomoteurs apériodiques auxquels l’on donne souvent le nom d’ « asthme nasal » ; 3° L’ethmoïdite hyperplasique, et 4° Les sinusites séreuses. Ces différentes formes se heurtent aux formes intriquées des coryzas vasomoteurs secondairement infectés qui viendront singu- Jièrement compliquer le diagnostic.

Toutes ces conceptions nouvelles ont entraîné de multiples essais thérapeutiques dont un certain nombre sont profitables et méritent d’être approfondis. Maheureusement, ces thérapeutiques sont en

g telle HE ébdnee qu'il est bien souvent difficile de + distinguer l’utile: de l’inutile et même du néfaste. 8 = Notre travail a donc pour but:

744 F +104De. considérer la « phase de départ »> avec les % travaux de LERMOYEZ et de ses contemporains ; :

nan D'’examiner l'apport des travaux de 1906 à 1940 ;

. FF NET De retenir de cet apport les matériaux utili- PE dbles pour NOUS ; :

BE 4 Ce qui nous permettra d'aboutir à un diagnostic tn plus précis qui nous amènera lui-même à l'emploi M:

n: d'une thérapeutique plus judicieuse.

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