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LE CUIVRE EN AFRIQUE. — GABON

Pratiquement, la production de cuivre en Afrique est évaluée, en tonnes, par la « Minerai Industry » aux chiffres suivants :

Algérie » » » » »

Ttf „«,««.,«!««,» s Cape (^mpanv . 5 558 5 375

Namaqualand ^ Namaqua C«. : . 2 012 2 215

c'est-à-dire qu'il n'y a réellement, en Afrique, à l'heure actuelle, qu'un centre de production cuprifère, le Namaqualand anglais, et une région susceptible d'en produire d'une façon intermittente, l'Algérie.

Mais on a découvert, en outre, dans diverses parties de l'Afrique, des minerais de cuivre abondants, que leur éloignement de la côte rend seul inexploitables. Ces minerais, connus uniquement à leurs affleurements, se présentent généralement sous la forme oxydée (carbonates, silicates, etc.), parfois en relation avec dos calcaires. Il paraît exister, de plus, en bien des points, au milieu des terrains schisteux métamorphiques, de grands amas sulfurés (pyrite cuivreuse et chalcopyrite), analogues à ceux que Ton exploite déjà en Namalaquand, ou, si l'on veut, aux types classiques de Norvège, du Canada, de la province d'Huelva. La présence de ces amas pyriteux, dans des régions où l'on connaît aussi de grandes lentilles de fer oxydé, est un rapprochement de plus avec les zones du globe, comme la Scandinavie, où les parties profondes de l'écorce se sont trouvées mises à nu par l'érosion.

Quoique inutilisables aujourd'hui et môme de plus en plus abandonnés par les indigènes, qui y travaillaient avant la venue des européens, ces gisements de l'intérieur de l'Afrique peuventconstituer une ressource importante dans un avenir relativement restreint.

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