‹ Les richesses minérales de l'AfriqueChapitre 25 sur 113 · CARTE · texte numérisé non relu

CARTE

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Fig. 32.

d'or se trouvait avoir une réelle valeur, l'évolution industrielle du pays pourrait se trouver accélérée.

D'après la description de M. Cornet, ramenée à ses traits essentiels*, les gîtes de cuivre du Katanga se trouvent, pour la plupart, dans un système de terrains primaires métamorphiques, dit système de Moachia, dont, en l'absence de toute espèce de fossiles dans cette immense région du Congo, il est imposible de préciser l'âge, mais que, par une assimilation hypothétique, M. Cornet, dans ses derniers mémoires, a proposé de rattacher au silurien. On aurait là, suivant ce

* J'aurai également à revenir, dans un autre chapitre, sur l'exploitation des sources salines du Katanga, qui représentent une richesse importante.

* On trouve tous les détails sur ces gisements dans la brochure de M. Cornet sur les gisements métallifères du Katanga (1894, p. 29 à 43).

Richeues minérales de r Afrique. 9

géologue (au dessus d'un archéen peu représenté et en discordance avec lui), un précambrien, constitué par des quartzites et des phyllades ; puis un caTnbrien,où les phyllades dominent et enfin un silurien, moins métamorphique que les terrains précédents, caractérisé par l'apparition du calcaire en bancs épais et parla présence de cherts oolithiques.

Les gisements reconnus, qui tous ont été uniquement attaqués à la surface par les indigènes, se composent, aux affleurements, de malachite avec limonite et parfois chrysocole (silicate de cuivre). En profondeur, ce sont, évidemment, des gîtes de chalcopyrite à gangue quartzeuse, comme dans le Niari.

Le minerai d'altération existe en petits amas, en noyaux, en minces couches discontinues, en enduits, imprégnations, remplissages de fentes, de fissures et de joints de stratification dans des schistes siliceux, quelquefois talqueux, généralement de couleur claire, tantôt très cohérents, tantôt friables et dans des bancs, alternants avec ces schistes, d'une roche assez spéciale, se présentant comme un quartzite carié, caverneux, pénétré de quartz cristallisé. Les couches à malachite sont généralement à peu près verticales et le gîte n'est jamais continu dans la direction des couches. Par suite de leur plus grande résistance aux actions dénudantes, elles forment de petites collines, qui contrastent avec le reste du pays par leur aridité.

Il est à présumer que ces gisements doivent se rapprocher en profondeur des types que nous connaissons en Scandinavie, à Fahlun, Rôras, Vigsnœs, etc., c'est-à-dire former des chapelets de lentilles, des amas ou de simples fahlbandes.

Ainsi que le montre un croquis ci-joint (fig. 32), les mines, dont les principales sont celles du Lusuichi, du Kimbui et Inambuloa, de Kiobana, de Kiola, du mont Kitulu, du mont Kambobe, de la Kamaia, du mont Kalabi et de Miambo, sont dans le Sud de la région, sur les deux rives de la Lufila. Les plus septentrionales, Kalabi et Kiobana, sont aux abords de 10^50 lat. Sud. Seules, les mines de Miambo, près Kazembe, sont à l'Ouest du Lualaba. Plus au Sud^ j'ai signalé la prolongation de la zone cuprifère àKansanshi, dans la Rhodésia.

En dehors de ces limites, disons de suite, pour montrer la position des principaux gîtes cuivreux dans l'Afrique centrale, que l'ingénieur Diderrich a visité une mine de cuivre, près de Mpala, sur le bord S.-O. du Tanganyika et que, d'après Thomson, on trouve du cuivre dans V0uvi7*a, au Nord du même lac, sur sa rive Ouest. Je reviendrai d'ailleurs, tout à l'heure, sur quelques gisements de la région des Lacs.

Au nord de Jambiga, entre le Congo à son cours supérieur et VOuellé (affluent de l'Oubanghi), on a également signalé du cuivre ^

• DrllARRis. Le distnct d'Upoto (Public, de l'Etat du Congo, n- 3).

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