LE CUIVRE EN AFRIQUE. — ANGOLA
Enfin, dans le bassin supérieur de la Banghi, afQuent de TOubanghi, le capitaine Julien ^ a mentionné des gîtes de malachite et (au milieu des terrains primaires avec granité)^ qui seraient exploités d'étain à Massinga (ou Massinda), à deux jours de marche au Nord du village Agapata.
Les principales mines du Katanga sont ouvertes dans une colline, près des sources du Lusuichi. Les terrains sont là des schistes, les uns bien stratifiés, d'autres siliceux, d'autres non fissiles, alternant avec des masses bréchiformes plus ou moins imprégnées de quartz et caverneuses, et contenant des débris schisteux cimentés par de la malachite, de la limonite et de Toligiste. C'est sur ces brèches que portent les travaux.
Au Monl Kimbui, les noirs ont exploité également des brèches à malachite, tandis qu'à Inambuloa ou à Kiola^ les imprégnations cuprifères sont dans les joints des schistes. Les mines importantes du Mont Kambobe portent sur des alternances de schistes siliceux et de quartzites, avec malachite et limonite. Les travaux de Miambo sont également développés.
Dans tous les cas, les mineurs indigènes font des excavations grossièrement rectangulaires, des puits ou des bouts de galerie. Us n'extraient que les masses d'une certaine dimension, laissant la poussière friable. La malachite, mêlée à du charbon de bois, est traitée dans un creuset en terre réfractaire, chaufîé au rouge au milieu d'un fourneau fait de la môme matière et activé par une soufllerie. Le cuivre est coulé en lingots de la grosseur du doigt, puis élaboré en bagues, bracelets, lames, baguettes, haches, fils très fins enroulés en spirales et sert à fabriquer surtout des lingots en croix de SaintrAndré (hannda) pesant de 2 à 3 livres, qui sont employés comme monnaie dans une vaste région s'étendant du Tanganyika au Kassaï.
Ces gisements de cuivre du Katanga sont associés avec d'énormes lentilles de fer oxydé, sur lesquelles je reviendrai au chapitre du fer.