ARGENT
L'Afrique ne paraît pas être un pays riche en minerais d'argent. Le contraste, à cet égard, est absolu entre ce vieux continent et l'Amérique, pays géologiquement jeune, où l'argent se rencontre, au contraire, en particulière abondance.
Au Transvaal, on a cependant essayé l'exploitation de diverses mines argentifères, où l'argent est associé, non seulement avec du plomb, comme c'est le cas habituel, mais aussi avec du cobalt. La Transvaal-siloer-mine de Lydenburg présentait galène, cérusite, crocoïse, et cuivre gris argentifère, \j! Albert-sUver-mine, à 8o kil. E.-N.-E. de Pretoria, contenait, dans une gangue quartzeuse, du sulfure de cuivre argentifère, très riche en argent par endroits ; le filon paraissait associé avec des diabases.
Mais, si le Transvaal ne produit pas directement d'argent, il se trouve en fournir des quantités relativement notables par suite de la présence ordinaire d'argent dans l'or brut, le hullion, que produisent les grandes mines d'or de ce pays ; l'or brut ne produit guère, en moyenne, plus de 820 p. 1 000 de fin et, dans le déchet, il entre une proportion très sensible d'argent.
En Algérie et Tunisie, il existe également un peu d'argent, associé à la galène, dans des gîtes complexes, où le zinc domine généralement sur le plomb ; l'argent n'étant là qu'un accessoire dans le plomb, il me suffit de renvoyer au paragraphe précédent consacré à ce métal. Je décrirai, en étudiant au chapitre X l'ensemble de l'Algérie, le gisement complexe de Kef-Oum-Theboul, où se trouvent des galènes et des blendes un peu argentifères, avec des lôllingites, qui renferment des filaments d'argent natif.
M. Lacroix signale des cristaux d'argent natif avec calcite dans la dioptase de Mindouli, au Congo ^.
* Minéralogie de la France, II, 412.