ANTIMOINE-ARSENIC
plus lard, les gisements A'Anjerah, non loin de Tanger, de Ziaidah, entre Rabat et Casa Blanca, sur la côte Ouest, de Kenaisa^Aii côté de Figuig. L'antimoine y paraît assez souvent associé avec le plomb.
En Algérie S où les gisement anlimonieux se rattachent au groupe des filons complexes, dans lesquels des traces de stibine sont relativement fréquentes, celle-ci ne prend d'importance réelle et ne devient exploitable que dans une zone assez localisée, entre Gonstantine, Souk- Arrhas et Aïn-Beida, où le cinabre se développe en même temps que l'antimoire.
Les principaux gisements de cette région, qui seront décrits au chapitre X, sont le Djebel Taya, concédé pour antimoine (à 31 kil. O. de Guelma), puis le DejbelBebar (à 10 kil. N.-O. de Guelma) eiBou Zitoun (à 6 kil. N. de Guelma), où la stibine est un accident avec de la calamine, de la barytine, etc. A Oued Ali (16 kil. N.-N.-O. de Guelma), il y a des veinules de stibine et cinabre dans le calcaire sénonien. Dans la concession d'Hammam nBails (23 kil. S.-E. de Guelma), exploitée activement pour zinc, la nadoritc et la mimétèse se rencontrent avec la calamine. Vers le Nord, le filon de stibine d'Oued Begra (8 kil. N.-O. de Bône) est encaissé dans les micaschistes, etc.
Les exploitations du Djebel Taya portent sur des veinules dans les calcaires liasiques et des contacts entre ces calcaires et les marnes sénoniennes; la stibine, avec épigénies de sénarmontite et enduits de cinabre, s'y trouve dans une gangue quartzeuse, calcaire et un peu bary tique.
D'une façon générale, il y a lieu de faire remarquer l'abondance particulière des antimoines oxydés dans les gisements algériens. Nous verrons, par exemple, que le gîte de Djebel Hamimat (60 kil. S.-O. de Guelma) est un véritable gisement de sénarmontite et celui de Sanza, un peu plus à l'Ouest (26 kil. N.-O. d'Aïn Beida), un gisement de valentinite, sous la forme de veines d'antimoine oxydé radié dans les marnes aptiennes. Au Djebel Hamimat, on recommence quelques travaux.