TRANSVAAL
4^^^^^ Série, de, 3arherù)n fc$^ »^ rt HospiuU EOl
GranÙA aiicien.
Kochju atntf^dalûîdts
Série du Blackrecf
Strie dts dolonûe*
Sérim. de Pretoria,
Granité rouge dit' Boschoeld'
ancienne, qui est précisément la série aurifère, elle comprend, en adoptant la théorie de M. Molengraaff (malgré les quelques objections auxquelles celle-ci peut donner lieu), les termes suivants, de haut en bas M
,'11. Roches amygdaloïdes du Boschveld (âge douteux) . 10. Gi^s du Waterberg. Diabases.
9, 8, 7. Seine plutonienne du Boschveld (9 roches porphyroïdes ; 8 granité rouge; syénite à éléolitc et à anorthose;*? norite SYSTÈME DU CAP . . ^ à maguétite).
6. Série de Pretoria — Argilites, quartzites et diabases. 5. Séné des dolomies (doiomies et silex) .
4. Série du Blackreef (grès, quartzites, schistes et conglomérats) (niveau de la montagne de la Table, au Cap). 3. Roches amygdaloïdes du Witwatersrand (porphyrites, diabases. etc.).
j 2, Granité ancien.
SYSTÈME PRIMAIRE . . / ^ 5^^ auiHfère de Barber ton, ou de Hospital-Hill et du Witwatersrand (schistes, quartzites, grès à séricite, conglomérats, etc.)
Cet ordre de succession, admis par M. Molengraaff, est celui que je vais suivre dans la description (en allant des terrains les plus anciens aux plus récents) ; mais il ne faut pas oublier que pas un seul fossile rCa encore été trouvé dans toute la hauteur de cet ensemble ; on sorte que l'on est obligé de se fier aux seules relations stratigraphiques, ou aux similitudes pétrographiques à grande distance : ce dont l'étude, même sommaire, de n'importe laquelle de nos chaînes plissées européennes, avec ses renversements, ses chevauchements, ses failles, etc., suffit à montrer le danger. Il reste donc, dans cette coupe, malgré les résultats obtenus par de savantes recherches, de nombreux points d'interrogation, que le temps seul et l'extension des explorations méthodiques dans le reste du continent africain pourront peut-être lever. Je ne puis, notamment, m'empêcher d'exprimer quelques réserves sur l'assimilation, proposée comme certaine, entre les couches aurifères de Barberton et les couches de Hospital-Hill (situées au-dessous des fameux conglomérats aurifères du Witwatersrand; : assimilation déterminée surtout par Texistence de quartzites à magnétite analogues, (altération possible de quartzites pyriteux profonds) et à laquelle la présence commune de l'or, purement fortuite sans doute, ne paraît pas avoir été tout à fait étrangère. De même pour le rapprochement, bien hypothétique, entre la série du Blackreef et les grès de la Montagne de la Table à Gapetown : la discordance entre la série du Blackreef et celle du Witwatersrand étant à priori difficile à identifier, sans preuves absolues, avec celle qui fait reposer les grès de la Montagne de la Table sur les schistes de Malmersbury.
* Voir les cartes géologiques du Witwatersrand et du district de Lydenburg (fig. 4, p. 45 et 23, p. 86),
Ëtude générale de la série primaire aurifère. — Si nous étudions maintenant ces formations en commençant par la base, nous observons d'abord une série primaire, ayant subi un métamorphisme profond par suite de l'intrusion du granité rouge et qui, suivant la distance plus ou moins grande à laquelle on se place de ce granité pour l'observer, présente des faciès variables. Cette série comprend : d'une part, des schistes cristallophylliens, schistes à actinote, schistes à séricite, talcschistes, micaschistes ; de l'autre, des terrains ayant mieux conservé leur caractère élastique, grès, conglomérats, schistes, quarts zites, phyllades, argilites et, très rarement, calcaires. C'est presque uniquement dans cette série que se trouve l'or, associé à la pyrite de fer : soit en veines quartzeuses, plus ou moins grossièrement interstratifiées dans kîs schistes, suivant le mode ordinaire dans toute l'Afrique et, plus généralement, dans les pays à plissements anciens profondément érodés (Scandinavie, Canada, Brésil, etc.); soit sous la forme, plus spéciale, d'un ciment siliceux à chloritoïdes et à muscovite, reliant les galets d'un conglomérat, dans le Witwatersrand. Quelle que soit l'hypothèse adoptée sur la formation de ces derniers gisements, hypothèse que nous discuterons plus tard, cette localisation prouve que la principale venue aurifère n'est, en tout cas, pas de beaucoup postérieure à ce système primaire : sans quoi, on la retrouverait aussi fortement marquée dans les terrains plus récents. Divers gisements, sur lesquels j'insisterai, montrent toutefois qu'il s'est produit encore, ou des venues profondes aurifères, ou, tout au moins, des déplacements -du précieux métal, après la série dolomitique (5).
En raison de l'importance pratique de la série primaire, je vais insister un peu sur ses caractères généraux, en remettant néanmoins à un autre paragraphe ^ la description plus détaillé^e des gîtes minéraux et métallifères et, spécialement, des couches de conglomérats aurifères, quelle contient.
Ces couches primaires (1) sont, dans tout le Transvaal, très fortement phssées, redressées et métamorphisées. Dans un grand nombre de cas, l'effort de refoulement semble être venu du Sud, imprimant aux couches une direction générale Est-Ouest et produisant, par exemple, dans les conglomérats du Witwatersrand, cette multitude de failles inverses (thrust-faults), ces continuels doublements des strates, cette allure en écailles imbriquées, qui sont un caractère essentiel de leur tectonique. On attache une importance particulière, dans cette série, à un ensemble de roches schisteuses et quartzeuses rubanées, avec jaspe rouge et magnétite noire, qui existent à Hospital-Hill (Johannesburg), que l'on retrouve également (ou, du moins, dont on retrouve
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Tanalogue à Barberton) et qui, dans les deux régions, sert de jalon, de niveau-repère, au milieu de la série stratigraphique.
Si nous commençons par examiner la série dans la région de Johannesburg, qui est, pour nous, la plus intéressante, nous trouvons, en partant du massif granitique ancien (2), c'est-à-dire, vraisemblablement, en remontant l'ordre de succession des couches (fig. 5) : d'abord, une zone de quartzites blancs avec veinules d'argilite à séricitc satinée (a, b), dits quartzites du Rand proper; puis des alternances d'argilites rouges foncées ferrugineuses {black shales et red shales), avec des quartzites blancs, ou rougeàtres (c, d,e, f); au delà, la série d'HospUal- HUl typique, chargée d'oxydes de fer, magnétite ou hématite, qui paraît, en grande partie, le résultat d'une altération superficielle de pyrite, comme dans les itabirites du Brésil {g) ; des argilites
BffUsC' deixuttL propre^
Fig. 6. — Coupe des couches de la série de Hospilal-Hill, dans le Witwatersrand
Central, à Johannesburg, montrant les principales couches de repère.
Kcliello 1/40,000" ; (d'après M. MoleDgraafT} .
rouges (h) ; des grès jaunâtres (i) ; des quartzites verts (j) : des grès à séricite (k) et, enfin, un grès rougeâtre ferrugineux, dit Red bar (l), qui marque, d'une façon très nette, la base du système des conglomérats (bankets) aurifères, ou série du Main Reef.
En résumé, les grès, quartzites et conglomérats dominent ici.
Remarquons-le en passant, la série aurifère du "Witwatersrand n'est pas un accident tout à fait imprévu dans cet ensemble du système primaire, mais seulement le développement exceptionnel de conditions, qui, dans les terrains sous-jacents ou superposés, se sont également marquées par le dépôt ou la cristallisation fréquente de la pyrite (souvent transformée en hématite ou magnétite) et qui, là, pour une cause ou pour une autre, ont pris un aspect particulièrement favorable au traitement industriel, en môme temps qu'apparaissent plus multipliées les formations détritiques à gros éléments mal roulés.
Ce qui caractérise, en effet, très nettement cette série aurifère de Johannesburg, c'est l'existence d'un certain nombre de bancs de conglomérats à galets exclusivement composés de quartz ou de quartzites *,
* Cette présence exclusive du quartz ne peut s'expliquer autrement que par une préparation mécanique suffisamment longue pour avoir détruit, jusqu'au dernier, les galets des autres roches, qui, à l'origine de l'alluvionnement, ne pouvaient manquer d'être mélangés avec les galets plus durs de quartz et même de prédominer sur eux. Nous aurons à y revenir.
intercalés au milieu de grès quartzites ou d*argiliies : Tor étant presque uniquement localisé dans les conglomérats et beaucoup plus rare dans les sédiments à éléments plus fins, tels que les quartzites, mais se montrant néanmoins souvent, à Tétat de traces minéralogiques, dans ceux-ci. Ces couches de conglomérats, bien que présentant, sur une certaine étendue, une continuité et une constance beaucoup plus grandes qu'on ne pourrait s*y attendre et qu'il n*est môme usuel dans une formation semblable, affectent, cependant, quand on les envisage en grand, l'allure lenticulaire, qui est inhérente à tout sédiment et surtout à tout sédiment résultant d'une préparation mécanique violente, comme un conglomérat. Il ne faut donc pas s'étonner, si l'on a éprouvé de la peine à suivre, d'un bout à l'autre du Rand, sur une centaine de kilomètres, des couches, qui ne pouvaient manquer de disparaître, pour faire place à d'autres chevauchant sur les premières et il est, au contraire, surprenant qu'on ait trouvé, dans l'ensemble, assez de régularité pour y réussir approximativement. C'est ainsi que, sauf assimilations problématiques de tel banc avec tel autre, on a distingué quatre bandes do conglomérats principales, qui sont, de haut en bas : 4. La série d'Elsburg.