L. Produits perdus sur le sol. — Déchets
Beaucoup de relations de voyageurs parlent de produits gisant sur le sol en divers pays ; un commerçant brésilien dit que ceux qui sont abandonnés annuellement dans le bassin de l'Amazone valent plus d'un demi-milliard (}). Des noix d'ivoire ont été trouvées pourrissant sur le sol à Panama ; des graines du caféier de Libéria, en Afrique ; des clous de girofle à Mahé, des noix de carapa, dans la Guyane, etc. La viande
(1) On pourrait écrire des volumes sur la richesse de ce bassin, le riz y rappoii» 40 pour 1, il est récolté 4 mois après avoir été semé et peut être semé en toute saison, c'est-à-dire qu*un hectolitre de riz pourrait à la rigueur en une année en fournir 64,000.
fut employée à chauffer des fours à briques dans la République Argentine, Tacajou servit de combustible dans les Antilles, etc.
Les déchets même de certaines industries peuvent servir à la fabrication d'engrais artificiels, par exemple ceux des pêcheries de Terre-Neuve, des abattoirs de l'Amérique du Sud, etc.
Cher lecteur qui vous intéressez au progrès, ne rebutez jamais le nouveau produit, examinez-le ou faites-le examiner ; étudiez-le ou donnez-le à celui qui peut l'étudier, et peut-être doterez vous votre patrie d'une nouvelle industrie ou d'un nouvel article d'importation.
Ainsi, la gutta-percha se présenta, par hasard, en 1842 au D*" Montgomery, on trouva bientôt que cette nouvelle substance venait juste à propos, qu'elle était indispensable pour isoler les cables télégraphiques sous-marins ; toutes les mers eurent bientôt leurs cables ; on en posa de plus en plus longs ; enfin, le 5 août 1858 le premier « cdblegramme «• transatlantique passa d'un monde à l'autre ; ce fut :
« Gloire à Dieu au plus haut des cieiuv et paix sur la terre avo) hommes de bonne volonté. »