‹ Les ricochets de l'amour; comédie en trois actesChapitre 53 sur 107 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

JULIETTE, à Marthe, avec joie.

Ce n'est pas ton mari qui m'a écrit, ma chère.

LANGLUMIER, à part.

Tiens! pourquoi fait-elle monter une amie?

JULIETTE

Voici M. de Cabanville.

MARTHE

Ça!

LANGLUMIER, à part vexé.

Comment, ça?

JULIETTE^ ba S.

Il a la même écriture que M. des Eglantiers, voilà tout !

MARTHE, incrédule.

Allons donc! allons donc!

JULIETTE

Dame!

MARTHE, bas.

Du reste, nous pouvons nous en assurer.

JULIETTE

Oui... tu as raison.

LANGLUMIER, à part.

Elles se consultent.

MARTHE

Pardon, monsieur.

LANGLUMIER.

Madame?

Langlumier, Marthe, Juliette, Jeanne, au fond.

Ma demande va peut-être vous paraître indiscrète.

LANGLUMIER.

Jamais trop!

MARTHE

Mais VOUS écrivez si bien, vous avez un si joli style que je serais vraiment heureuse d'avoir quelques lignes de vous.

JULIETTE

Ecrites là, sous nos yeux.

LANULUMIEK.

Gomment donc, madame, mais avec le plus vif plaisir !... Je vais faire appel à tout mon esprit.

MARTHE

Oh! ne le fatiguez pas... un rien... une pensée, un madrigal, par exemple.

En prose ou en vers?

MARTHE

Ça n'a pas d'importance.

LANGLUMIER, allant s'asseoir et écrivant. Je panacherai.

MARTHE, bas à Juliette.

Eh! bien, tu sais, si c'est lui, je ne te félicite pas de la conquête.

JULIETTE, riant.

Ah ! ma chère!

MARTHE

Non, mais, regarde-le I

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