J U T. I E T T IC
Et dire qu'il m'a offert sa jeunesse !
MARTHE
C'est comme si un chauve vous offrait de ses cheveux! (a. Langiumier.) Voyons !
LANGLUMIEU, se. levant.
Pardon! permettez-moi d'abord de vous lire...
(Déclamant.)
L'amour est enfant do IJohème! .
Si tu ne m'aimes pas, je l'aime!
Charmant !
JULIETTE
Et d'un original !...
MARTHE, prenant le papier et regardant.
Vous permettez?... Allons donc! J'en étais sûre !... Vous, vous n'êtes pas M. de Cabanvillc!
LANGLUMISR, à part.
Que les femmes sont roublardes !
JULIETTE, allant à Langlumier.
Mais alors, monsieur, comment avez-vous ma dépèche, et qui ètes-vous?
MARTHE
Oui?
LANGLUMIER.
Qui je suis?... (Tirant sa montre de sa poche.) Ça dépend de l'heure, mignonne. (Regardant l'heure.) Quatre heures trente-cinq! J'ai mon Lionel de Gabanville.
Et vous persistez à dire que c'est vous qui m'avez écrit?
LANGLUMIER.
Quarante lettres d'amour pleines de flamme, oui, madame.
Mais puisque ce n'est pas votre écriture?
LANGLUMIER.
La vie est pleine de mystères, (a part, regardant Marthe.) Elle est bien, l'amie !... grand modèle!
JULIETTE, à Marthe.
Eh! bien, qu'est-ce que tu dis de ça, toi?
MARTHE
Je dis... je dis que mon mari a appris que je savais tout, et qu'il a voulu me donner le change. JEANNE, danslefond.
Ça doit être ça, allez, madame.
JULIETTE, sévèrement.
.Jeanne 1
Elle remonte à Jeanne.
JEANNE
Je demande pardon à madame, c'est que ça m'intéresse tant!
JULIETTE
C'est bien ! Allez nous attendre en bas!
Jeanne sort par le fond. Juliette descend à droite. MARTHE, à Langlumier.
Voyons, monsieur, avouez que c'est M. des Eglan-