‹ Les rivaux d'eux-mêmes, comédie en un acte et en prose. Par Pigault Lebrun. Représentée, pour la premìere fois, sur le théâtre de la Cité, le 22 thermidor an VIChapitre 5 sur 20 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

DUPONT, Mad. D E R V A L , L I S E.

Mad. D E R V A L.

Hé, bonjonr, mon cher Dupont,

DUPONT, avec un sérieux comique.

J'ai l'honneur de présenter mes respects à madame d'Al« leville.

Mad. D E R V A L.

Bien, très-bien. Voilà le ton qu'il faut prendre.

DUPONT, toujours gourme.

Le général d'Aile ville n'est plus à plaindre, madame 5 votre empressement lui fera chérir sa blessure, et votre seul aspect bâtera sa convalescence.

Mad. D E R V A L.

Comment donc, de la galanterie!

DUPONT, de même.

Auprès de vous, madame, on n'est jamais galant.

LISE

On est vrai , et vous le savez bien.

]Mad. D E R V A L.

De mieux en mieux. Mais laissons cela , et revenons à nos petits arrangemens.

DUPONT

Tout est arrangé, madame, comme vous l'avez désiré. Voilà votre chambre , (la porte à gauche. ) Celle iVà-côlé est pour monsieur ; vos gens vont s'enivrer à l'extrémité du bâtiment : je suis discret, mademoiselle est attachée, vous êtes charmante, monsieur Derval est tendre, le reste va de suite. Je vous salue, et je retourne à mes affaires.

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