‹ Les rivaux d'eux-mêmes, comédie en un acte et en prose. Par Pigault Lebrun. Représentée, pour la premìere fois, sur le théâtre de la Cité, le 22 thermidor an VIChapitre 7 sur 20 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

LISE, sur le devant de la scène , D E R V A L , la manche droite ouverte et rattachée avec des rubans noirs, FOR- VILLE, OFFICIERS de dijfe'rens corps , DUPONT.

J'aurais eu besoin aussi d'un peu de toilette... Ah ! c'est im petit sacrifice que je fais volontiers à madame.

DUPONT

Par ici, messieurs, par ici.

Des chevaux, vîte , des chevaux.

Dans deux heures , j'en aurai trente à votre service.

D E R V A L , s' écriant.

Comment , dans deux heures !

LISE, à part.

Voilà l'uniforme.

Je ferai plutôt la route à pied.

LISE

Le joli homme ! si c'étoit lui !

Modère-toi , mon cher Déricourt.

LISE

Déricourt î ah î quel dommage !

Hé ! rnodère-loi loi-même , tu eu parles Lien à foi^ aise.

DUPONT

Toules ces cliambres sont prêles, les clefs sont aux portes, ces messieurs n'ont qu'à clioisir.

Allons , messieurs , puisqu'il faut attendre , Iop;eons-nous au hasard. (Les officiers sortent de dijfe'rens côtés ; Derval reste avec For ville qui redescend ici scène. ) ( à Dupont. ) Dites un peu , l'ami , fait on bonwe ciière chez vous ?

DUPONT

J'ai un cuisinier Je Paris.

\}a cuisinier! des chevaux, 6gs chevaux.

F O R VILLE

Et VOUS avez sans doute une espèce de chirurgien , dans cg village ?

DUPONT

Très-savant, à ce qu'il dit.

Je m'en suis tiré avec un coup de baïonnette dans le bras , et cetîe aimable enfant , ( montrant Lise. ) vaudra tous les chirurgiens du monde. ( Il lui prend la main, )

DUPONT

En ce cas , je vous laisse avec elle.

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