‹ Les rivaux d'eux-mêmesChapitre 10 sur 15 · DERVAL, LISE · texte numérisé non relu

DERVAL, LISE

D E R V A L , i-'évanl sur le devant de la scenel On lui a imposé des devoirs.

LISE, toujours assise et brodant.

C’est la première fois qu’elle s"en D '£ R V A L.

Elle les respecte.

iz- n y A L,.

Cependant à travers sa dignité, j’ai cru démêler une teinte

aïs on n écoute pas jusqu’à la fin un homme qui déplaît et qui s’explique nettement.

^ LISE

La conséquence est naturelle.

Elle est charmante.

C’est vrai.

Je ne suis pas mal.

II est modeste.

Elle me tourne la tête, elle est disposée à aimer : ji m’attache à elle, et je ne la quitte plus.. .

LISE

Oh , le petit scélérat î

Et j’épuiserai tous les moyens de plaire que m’a donnés îa nature.

LIS E.''

Quel plan diabolique !

D E R V A L , remontant la scène, Bîademoiselle ?

LISE

Monsieur ? ^ ‘

Vous me seconderez , n’est-il pas' vrai t

ë O M E D I Eé

LISE

Ôii ! blën certainement non.

J^y compte cependant. '

Vous avez très-grand tort.

Vous rejetez le petit traité que je vous propose? ( tirant sa bourse.) Voilà pourtant les épingles du marché. LISE, prenant la bourse.

Ail ! On ne refuse pas des épingles.

Mais ce n’est pas tout de les prendre.

LISE

C’est cependant tout ce que je puis pour vous.

Me Voilà fort avancé. Ah ça, vous resterez neutre , aü moins.

C’est ce que Je ne |)eux vous promettre.

J’ai encore des épingles.

LISE

Ah ! voyons cela.

Non , je ne m’exposerai pas à perdre deux fois mes arrhes. Répondez-moi franchement et vous n’aurez pas a Vous plaindre. Votre maîtresse va sans doute à Paris ?

LISE

Ma maîtresse va eii Flandres. ^

Comment en Flandres !

LISE

Cela vous paroit extraordinaire ?

Ridicide. Aller en Flandres lorsque je vais à Paris ! Et ique va-jt~ell6 faire en Flandres?

LISE

Remplir les devoirs dont elle vous parloit tout à l’heure.

Elle a un mari flaniaarl ?

LISE

Ai-je dit un mot de cela ?

De grâce, finissons. Quel est-il ce mari? un vieillard, un sot ?

LISE

Respectez vos généraux , s’il vous plaît.,

D E R V AL

Elle est la femme d’un officier-général ?

LISE

Dangereusement blessé à' Eontenoy. ^

Nous n’avons que le marécbal-des-camps Dalleville

LISE

C’est son épouse que vous avez eu l’honneur d’entretenir.

Madame Dalleville ?

LISE

Madame Dalleville. , '

Vous êtes bien sûre de cela ?

LISE. '

Vous' verrez que je ne connois pas ma maîtresse.

Eriponne ?

LISE

Monsieur.

Dalleville n’est pas marié.

Comment il n’est pas marié. >

Vous rougissez ? il y a de l’intrigue là-dessous.

Pour qui nous prenez-vous ?

Votre maîtresse n’ira point à Tournai : Dalleville n’a besoin que de son chirurgien. Je me charge de l’épouse prétendue , je serai son consolateur , ( s'asseyant et Un^ prenant les mains. ) Dt si par hasard vous av*ez aussi un mari blessé

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