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Les arbres les plus communs sont : le chêne, l’érable, le noyer, le charme, le mérisier, le frène, le pin, le sapin, le châtaignier, le cèdre, le peuplier, etc.
Les expéditions de blé et de farine vont tous les ans en augmentant,
Au point de vue politique, la Confédération, ou pour nous | servir du nom officiel la « Puissance du Canada » en anglais | Dominion of Canada, se compose de plusieurs provinces.
Le gouvernement fédéral a sa capitale à Oltawa.
La métropole britannique, qui n’exerce plus guère vis-à-vis du
Canada qu'une suzeraineté nominale, est représentée par un gouverneur général qui représente la Couronne.
Chaque province possède un gouverneur particulier qui exerce
un pouvoir souverain et indépendant.
A la tête de chaque province est un lieutenant-gouverneur
exerçant le pouvoir exécutif, de concert avec un conseil des ministres.
La population du Canada, au dénombrement de 1881, s'élevait à 4,324,810 âmes. Sur ce nombre, on peut compter près de deux millions Canadiens-français, dernière épave de notre prépondérance.
C’est dans le Bas-Canada, devenu la province de Québec, qu'est le principal centre et le plus solide boulevard de cette nationalité, sœur de la nôtre. Au recensement de 1881, cette province comptait 1,358,469 habitants, dont 1,073,820 se réclamaient de l’origine française.
Le recensement de 1889 accuse pour cette province une population de 1,532,924 habitants, dont 1,240,154 Franco-canadiens.
Quand on se rappelle que les deux millions de Canadiensfrançais d'aujourd'hui descendent tous ou presque tous de ces dix mille colons Aunisiens, Saintongeais, Poitevins, Bretons, Percherons, Normands, transportés sur les côtes de l'Amérique ; quand on a vu avec quelle fermeté et quelle habileté ils ont maintenu contre la politique astucieuse et violente du gouverne- | ment anglais, leurs franchises, leurs institutions héréditaires et | ont enfin reconquis leur autonomie, on ne peut qu’admirer une 1 si merveilleuse force d'expansion et de résistance : il n’y a aucune raison de penser que l'avenir ne répondra pas aux promesses du passé et aux espérances du présent. |
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Le commerce direct de la France avec le Canada n’est aujourd'hui qu'une bagatelle, il ne dépasse pas une quinzaine de millions | A de francs sur un chiffre total de un milliard. N'y a t-il pas là | A | quelque chose d’humiliant. Un vigoureux eftort de nos armateurs,
4 de nos commerçants et de nos industriels serait donc nécessaire
k pour ouvrir à la France un marché dont on est loin encore de pa | soupçonner toute la valeur. La question vaut la peine qu'on s'y | arrête, nous allons chercher à l'étudier à l’aide des documents statistiques publiés par l'administration des douanes d'Ottawa et arrêtés au 30 juin 1892.
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{| Il résulte des statistiques du commerce extérieur du Canada, | pour l'exercice clos le 30 juin 1892, que le mouvement des
échanges avec l'étranger s'est élevé au cours de cette dernière Nil année fiscale à la somme de 1,267,189,575 fr., le dollar pris pl comme unité, coûtant 5 fr. 25.
nil Le tableau suivant permet de se rendre compte des réceptions et des envois qui ont produit ce total et d'établir un parallèle entre l’année expirée et celles précédentes.
Importations. Exportations. Totaux, Dollars. Dollars, Dollars,
Ainsi que le démontre cet aperçu, la situation du Canada s'est sensiblement améliorée en 1892, bien que l'entrée en vigueur du bill Mac-Kinley ait été contemporaine du début de cet exercice. A vrai dire, si les nouveaux tarifs américains ont eu pour résultat un ralentissement des transactions réciproques des deux pays voisins, ils ont aussi, par contre, contribué au développement des échanges du Dominion avec d'autres peuples. Les agriculteurs canadiens ont pris le parti de solliciter la clientèle européenne : que l'orientation économique de la République américaine se modifie ou qu'elle se perpétue, en tout état de cause, le développement des échanges du Canada paraît assuré.
Ces considérations r.éritent d'autant plus d’être signalées que des négociations commerciales sont pendantes ent:2 la France et le Canada. Nos négociants trouveront le terrain préparé pour l'extension de leurs opérations, dès que l’arrangement dont il s’agit sera entré dans la pratique. Il n’est pas douteux que si, depuis quelques années, nous avons perdu le rang que nous occupions sur ce marché, cela est dû en grande partie aux modifications du tarif canadien qui a apporté des aggravations au régime des vins et des marchandises de luxe dont nos nationaux se sont fait un monopole, Du jour où des adoucissements transactionnels auront supprimé l'antinomie, il r'est pas douteux que la province de Québec, dont la population ne peut oublier son origine française, se rapprochera de nous, et que nous récupérerons, sans de grands efforts, la place que nous à momentanément enlevée la concurrence allemande.