‹ Les Rochelais et le Canada [microforme]Chapitre 14 sur 20 · ARR · texte numérisé non relu

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. France, par des relations suivies, la part que nous prenons au

souvenir du passé, à la fidélité constante de ces descendants français et de leur attachement à la mère-patrie ?

Le commerce français semble avoir une tendance à s'éloigner des colonies anglaises dont la prospérité toujours croissante devrait cependant nous attirer. On croit généralement que le Royaume-Uni a dans ses propres colonies des privilèges considérables et exclusifs, quant à l'entrée des productions qu'il y importe. C’est une erreur ! Le rôle de l'Angleterre se réduit à un protectorat si platonique que les droits de douane sont perçus sur les produits qui viennent de la métropole, comme sur n'importe quelle autre marchandise étrangère.

Nous pouvons donc commercer avec les colonies anglaises aussi bien que l’Angleterre elle-même, et avec le Canada mieux encore qu'avec aucune autre, puisque là les obstacles que l’on pourrait objecter à l'égard des autres colonies n'existent pas pour nous. Nous pouvons y correspondre dans notre propre langue et nous y trouvons près de la moitié de la population de la même origine que nous, désireuse d'entrer en relations directes avec leur ancienne mère-patrie.

Le produit français est très apprécié au Canada. L'on peut être certain que notre réputation industrielle n’y a pas diminué. Nous serions donc vraiment coupables, si nous ne prenions des mesures propres à développer ces sentiments. Nous devons même concentrer tous nos eflorts pour nous implanter solidement au Canada. Le moment paraît opportun, à nous de ne pas le laisser échapper.

Nous n'avons pas entre la France et le Canada de relations directes, une ligne de navigation, et les importations et exportations transitent par l'Angleterre, la Belgique ou l'Allemagne et passent par l'intermédiaire de maisons étrangères au grand détriment de l’extension de nos rapports et de notre commerce avec le Dominion. C’est là, nous le reconnaissons, une grande infério-

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rité sur les puissances voisines, mais si le projet d’une ligne de | navigation Franco-canadienne réussit nous n’aurons plus à considérer cette infériorité. Les Canadiens qui viennent en France, et ils sont nombreux, passent actuellement par les lignes anglaises, faute d’une ligne directe avec la France, ce qui ne sera plus à craindre, avec le projet en élaboration.

Bornons-nous ici à appeler l'attention des personnes qui sont à la tête de ce service, sur notre nouveau port en eau profonde de | L la Pallice, et qu’à l'exemple de nos voisins au-delà du Rhin ils | établissent, de Québec à la Pallice, un service comme celui qui |

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| existe entre Montréal et Brême.

! Assurément, il pourra s’écouler quelque temps avant que cette f ligne fasse de gros bénéfices, mais il semble qu'elle deviendra pui! aussi productive que celle de nos rivaux. La question primordiale est d'arriver à diminuer le prix du transport en supprimant les fe ruptures de charge. A l’aide de cette combinaison nous pourrons compter sur des débouchés pour les verreries, les bonneteries, les lainages, les porcelaines, les soieries, les toiles des départements 11 | voisins, sans parler des autres marchandises telles que les vins et ju eaux-de-vie des Charentes.

Le territoire canadien offre de grandes ressources. Le sol est riche en métaux de toute sorte. Les schistes cristallins y sont abondants et contiennent des masses de minerais de fer, spécialement de fer oxidulé. De magnifiques gisements de fer magnétique ontété découverts depuis quelques années ; on a reconnu l'existence de mines de cuivre et on a constaté celle de filons de | plomb, de zinc, de cobalt, de nickel, de manganèse, de titanium et de mercure.

L'or se rencontre un peu partout, enfin de grandes mines 14 d'argent sont en exploitation.

LÉ Le labourage et le pâturage sont les deux mamelles du Canada. Le sol se prête admirablement à la culture du froment et de toutes sortes de céréales.

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