‹ Les Rochelais et le Canada [microforme]Chapitre 8 sur 20 · LE · texte numérisé non relu

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Ce ne fut qu’en 1760 qu'un arrêt du 12 février ordonna que, jusqu’à ce qu'il en soit autrement ordonné, les peaux et poils de castors entreront librement dans le royaume, en exemption de tous droits.

La compagnie des Indes, qui avait ce monopole, était exempte des droits à payer en France sur cette marchandise, laquelle ne pouvait entrer que pour son compte. Mais comme elle n'en avait plus dans ses magasins, il était à craindre, non seulement que les ouvriers français passassent à l'étranger, mais encore de voir une branche de commerce anéantie par le défaut de pouvoir entretenir des relations avec les négociants étrangers qui tiraient des chapeaux de castor des fabriques de France.

On était alors en pleine guerre avec l'Angleterre, guerre qui se termina par l’abandon de la Nouvelle-France.

Lorsqu’en 1761 on commença à discuter les conditions de la paix, les Rochelais prirent le parti de vouloir démontrer au gouvernement de quelle importance était le Canada et le tort immense que sa cession causerait à la France.

Ils firent appel aux négociants des autres villes, mais ils ne furent secondés par personne.

Tout le commerce du Canada se faisait alors par la Rochelle et, plus que toutes les autres villes, elle était intéressée à sa conservation : aussi, se voyant seule à réclamer, crût-elle devoir le faire

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en termes des plus énergiques, disant: « Plutôt porter sur la mer » toutes les finances, toutes les forces du royaume, que de céder » jamais le Canada et nos pêches. »

« Il y a eu dans tous les temps des personnes prévenues contre nos possessions de la Nouvelle-France : dès les conférences » d’Utrecht, on fut disposé à les sacrifier toutes et nous ne dûmes

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