LUMIÈRE CONVERGENTE OU DIVERGENTE
Si on reçoit dans l’œil les rayons venus de l’espace qui ont traversé une lame cristalline interposée entre deux niçois en croix, ils arrivent dans toutes les directions des différents points de la lame en forme de cônes divergents, dont les sommets situés à la distance de la vision distincte ont leurs foyers conjugés sur la rétine. Il sort de l’analyseur des vibrations inclinées suivant toutes les directions possibles dans tous les plans menés par son axe principal.
PROPRIÉTÉS PHYSIQUES DES MINÉRAUX
Oq peut faire varier successivement © et 2 dans les formules qui donnent les valeurs de E.
Nous laisserons à la lame une direction fixe, supposant (o constant.
Surfaces isochromatiques. — Les deux rayons qui ont suivi une même route II', faisant avec la normale IP' un angle I'IP= r (fig. 116), divergent si peu à l’émergence qu’on peut les regarder comme exactement parallèles; mais ils sortent avec une différence de phase :
Fig. 115.
h et X, comme il a été dit plus haut, représentent l’épaisseur de la lame et la longueur d’onde de la couleur considérée; ne, n0 sont les indices de réfraction correspondant à la direction commune II' des deux rayons et variant avec cette direction.
On démontre que ne — n0 est égal à très peu près à (nc — na) sin 9 sin 9', nc et na étant les indices de réfraction correspondant aux axes d’élasticité les plus différents du cristal, 9 et 9' les angles de ses axes optiques et de la direction II'. On a donc pour o :
nc — na h ,
o — sin 9 sin 9 .
a cos r
Posons
cos r
sin 9 sin 9')
nc — Yla
=: p sin 9 sin 9'.
Telle est l’équation de la surface isochromatique.
Pour une couleur de longueur d’onde ~k déterminée, le premier facteur étant constant, tous les points pour lesquels le second le sera aussi présenteront la même différence de phase et la même valeur de E1, c’est-à-dire les mêmes intensités de la lumière de cette longueur d’onde. Si donc différents points pré entent l’ex-
POLARISATION CHROMATIQUE
tinction d'une couleur, ils seront colorés du mélange des autres, © X
et la surface — — psin 6 sin 6', formée par l’ensemble de ces
nc —na
points de même coloration, est dite isochromatique (î).
Si, dans la formule
E1 2 — sin* 2 a sin2 tu ©
on étudie d’abord les variations de ©, on voit, en se reportant à la figure, que l’intensité E2 d’une couleur de longueur d’onde
2 lïl -f- 2
déterminée X atteint son maximum par des valeurs <p — — ,
qu’elle s’annule pour des valeurs o =z — =: m, que par conséquent
les maxima et minima se reproduisent périodiquement ; on voit
, . . ne~ n0 h
aussi que, pour une meme épaisseur, puisque <p ~ ■ ,
X cos r
aux différentes abscisses de la courbe correspondent des maxima et minima différents pour les lumières de différentes longueurs d’onde. Donc, pour chaque couleur, il y a un système de surfaces d égale intensité lumineuse, caractérisées par les multiples de ©, mv , m étant un nombre entier. Ces surfaces sont évidemment homothétiques. Si on opère en lumière blanche, on aura ainsi des surfaces isochromatiques, qui se reproduiront à des distances croissantes du centre.