‹ Les roches et leur éléments minéralogiques, descriptions--analyses microscopiques--structures--gisementsChapitre 60 sur 197 · HOUPPES · texte numérisé non relu

HOUPPES

Houppes. — Lorsqu’on regarde normalement à un axe optique des cristaux d’épidote, d’andalousite, de cordiérite, d’axinite très polychroïques, on aperçoit sur un fond d’une couleur des figures d’une couleur différente qui ont la forme d’hyperboles. Comme l’a observé M. Emile Bertrand, ces figures peuvent se montrer dans des cristaux biaxes très polychroïques tout aussi bien que dans les uniaxes. M. Émile Bertrand en a donné l’explication la plus simple. Soit une plaque de platinocyanure de magnésium; cette substance est quadratique. On sait qu’une plaque perpendiculaire à l’axe laisse passer des rayons rouges et en même temps des bleus et des violets, tandis qu’une place parallèle ne laisse passer que du rouge. Si on prend une plaque perpendiculaire à l’axe, on verra du rouge à l’extrémité de l’axe; mais, au fur et à mesure que le rayon transmis s’éloigne de l’axe, il suit des directions où l’absorption du bleu et du violet devient de plus en plus considérable, et le rouge domine de plus en plus. On aura donc un disque de plus en plus sombre sur le fond plus éclairé de la plaque.

Le phénomène a été découvert par Brewster en 1818,

L’explication en a été très discutée, surtout à cause de la liaison qu’elles semblent avoir, aux yeux de beaucoup de savants, avec les phénomènes d’interférences. Elles sont peu visibles dans les lames Irès minces qu’on soumet au microscope dans l’étude des roches. Nous les mentionnerons aux espèces où elles sont remarquablement nettes. On pourra suivre avec intérêt les recherches et les études publiées à ce sujet, dans le deuxième volume du Bulletin de la Société française de minéralogie, par Bertin, par Mallard, par MM. Émile Bertrand, Cornu et Friedel. Voyez aussi de Senarmont, Annales de Chimie et de Physique , 3e série, t. XLI, p. 33o (i854); Biot, Annales de Chimie, t. XCI (i 8 1 5) ; Haidinger, Répertoire d’optique de l’abbé Moigno, t. IV, p. 1 587 .

POLARISATION ROTATOIRE

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