‹ Les roches et leur éléments minéralogiques, descriptions--analyses microscopiques--structures--gisementsChapitre 8 sur 197 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

STRUCTURE CRISTALLINE

Les éléments des roches ne sont pas toujours cristallisés ; de plus, lorsqu’ils le sont, ils se montrent peu souvent assez distincts les uns des autres, pour qu’on puisse déterminer leurs formes par l’étude seule de leurs contours. Ceux qui se sont constitués les premiers sont ordinairement les plus nets ; mais fréquemment ils sont cassés. Dans les fentes des roches granitoïdes, cependant, on rencontre quelquefois de magnifiques échantillons cristallisés de leurs éléments ou même de matières qui leur sont tout à fait étrangères. Dans la masse des porphyres, il arrive aussi qu’une partie de la pâte s’est séparée çà et là en cristaux d’extraction en général difficile, mais dont on peut facilement reconnaître la configuration à l’œil nu. Le plus souvent, on n’a que des sections de cristaux effectuées dans des formes qu’on ne connaît pas, suivant des directions également inconnues.

Or, déjà, dans une même espèce minérale, les formes peuvent varier à l’infini. Le calcaire en est un des exemples les plus frappants; mais un grand nombre d’espèces ont heureusement une forme dominante. C’est ainsi que les micas offrent à peu près constamment des prismes hexagonaux; le quartz, un prisme à six faces, terminé par des pyramides hexagonales; les pyroxènesont surtout dans les roches des formes caractéristiques.

CRISTALLOGRAPHIE

Sans entrer dans beaucoup de développements sur la cristallographie générale, nous croyons nécessaire d’indiquer les moyens d’expliquer ce qu’on entend par cristal, structure cristalline, et de faire comprendre les moyens de rapporter à leur type, toujours très simple, toutes les formes si complexes et si nombreuses qu’on peut rencontrer dans une même substance minérale.

Il nous sera nécessaire aussi d’expliquer la notation adoptée dans cet ouvrage.

On sait que les corps sont susceptibles d’une divisibilité dont nous ne pouvons atteindre la limite, que cette limite existe cependant; car nous ne pourrions pas admettre vraiment nulle la dernière parcelle du corps, si petite qu’elle fût. Cette parcelle d’un corps, considérée à cette limite, est appelée atome. Non seulement nous n’y atteignons pas parles yeux, mais la division mécanique ne la fournirait pas à elle seule. En divisant un corps composé, du carbonate de chaux, par exemple, à l’aide du choc ou d’instruments tranchants, nous obtiendrions toujours du carbonate de chaux ; la dernière partie de carbonate de chaux qu’on se procurerait alors serait ce qu’on appelle une molécule , celle-ci étant composée d’atomes qu’on n’isolerait les uns des autres qu’au moyen de la chaleur, de l’électricité, etc.

droites qui se coupent : OX, OY, OZ, que nous appellerons des axes (fig. 3).

Structure cristalline. — Marquons sur ces droites les positions

STRUCTURE CRISTALLINE

A,, A2, A3**, B,, B2, B3*--, C,, C2, C3---, occupées par les molécules.

Pour que la masse possède la structure cristalline, il faut que les distances 0,A, A,A2, A2A3, ou OB,, B,B2..., OC,, C,C2... restent les mêmes sur chaque direction, quand même elles varieraient de l’une à l’autre, c’est-à-dire qu’on ait :

Sur la droite OX OA, = A,A, = A2A3...

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