‹ Les roches et leurs éléments minéralogiques; descriptions-analyses microsocopiques-structures-gisementsChapitre 150 sur 199 · II. — Magma vitreux fluidal (59), avec vacuoles [a · texte numérisé non relu

II. — Magma vitreux fluidal (59), avec vacuoles [a

(tfùprtt MM. FÛCQVÊ cl MICBEL-LÉYT, PI. XXI. fia. r.)

La plupart de ces variétés appartiennent plutôt aux liparites qu'aux trachytes proprement dits.

Les trachytes sont tertiaires ou posterliaires ; ils sont configurés en dômes, qui surgissent par groupes au milieu des couches plus anciennes. On les voit aussi remplir les fissures irrégulières des roches qu'ils traversent sous la forme de dykes ou de filons. Ils présentent quelquefois une division prismatique analogue à celle des porphyres. Ils se montrent enfin étendus en nappes sur le sol, et Ton reconnaît que dans ce cas ils ont coulé à la manière des basaltes. Certaines de ces coulées proviennent d'orifices qui ont conservé nettement les caractères volcaniques, et les roches qui les composent méritent le nom de laves.

Elles sont souvent plus ou moins criblées de bulles vacuolaires (lave de la Solfatare, près de Naples). Il n'e*-t pas rare que les parties supérieure et inférieure des nappes trac h y tiques aient cet aspect spongieux; elles sont à demi vitreuses, criblées de bulles, porphyroïdes (Mont-Dore; Toscane). Cette variété porte dans la description des roches, d'après Cordier, le nom de nécrolithe feldspathique.

TTPETRACHYTIQUflA FfiLDSPATHS ALGALINO-TERREUX .

Andésites. — L'on appelle ainsi des trachytes plus ou moins poreux, souvent granitoïdes, qui diffèrent des trachytes proprement dits par l'absence de sanidine. La masse consiste en une pâte de feldspath vitreux, fusible au chalumeau, et tenant à peu près 60 0/0 de silice. Il n'est pas rare que des cristaux se montrent dans la pâte ; lorsqu'ils sont frais, ils sont .marqués de stries caractéristiques (fig. 296).

Les trachytes des Andes ont souvent une texture grenue.

Minéraux accessoires : hornblende, augita, magnésie, biolite, quelquefois du quartz.

Le feldspath forme des bandelettes minces et des cristaux assez

gros» à groupements complexes. Les premiers éléments se groupent, comme les feldspaths tricliniques, parallèlement au plan g1 ; mais ces premiers groupes s'associent à leur tour d'après une loi différente et forment néanmoins une masse à contours réguliers. L'orthose ne fait pas absolument défaut. Ordinairement la biotite s'y associe à la hornblende.

Gomme les trachytes, les andésites sont des roches jeunes, au plus tertiaires. Elles affectent les mêmes manières d'être que les trachytes; elles se divisent quelquefois en énormes piliers, plus ou moins polyédriques ; elles forment ces cônes si élevés des Andes qui dominent tous les alentours.

Elles renferment en général, outre les feldspaths, un élément noir qui leur fait donner les noms d'andésite à mica noir, andésite à amphibole, labradorite à pyroxène (voy. chapitres suivant, roches à amphibole et à pyroxène).

Brèches andésitiques. Souvent associées à des cinéri tes dans le Cantal.

Dacites. — Trachytes à feldspath alcalino-terreux, quartzifères, souvent riches en mica. En Transylvanie, elles sont miocènes.

Phonolithe (Syn. Pélrosilex fissile, Klingstein). — Masses compactes, d'un gris verdàtre ou jaunâtre plus ou moins foncé, qui se séparent ordinairement en plaques minces, compactes et sonores. Elles résultent du mélange intime de deux parties : Tune formée de sanidine indécomposable par les acides; et l'autre de néphéline mêlée souvent d'haûyne et de zéolithes, décomposable par l'acide chlorhydrique.

L'on aperçoit quelquefois à l'œil nu, sur les surfaces à cassure esquilleuse de ces roches, des cristaux tabulaires de fanidine, aplatis suivant la face de clivage g1, et parallèles aux plans de division de la roche. La phonolithe fond au chalumeau en verre grisâtre et verdàtre. Dans le tube bouché, elle donne quelques centièmes d'eau.

Éléments accessoires : pyroxène, plus rarement hornblende en prismes aciculaires noirs; sphène jaune de miel ou roussâtre;

FiO. M?. — PHONOUTHE M TH1ÉZAC (CANTAL).

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Grossissement = 84 diamètres. Lumière polarisée,

niçois croisés.

La roche constitue un puissant filon, traversant l'andésite

à amphibole de la région. Le dessin représente les minéraux

suivants :

I. — Fer oxydulé, hornblende (31), augite (30). noséane (18), sanidine (3), haiiyne en petits cristaux (18).

II. — Microlithes de sanidine (3) très prédominants, d'oligoclase et d'albite (5-6). d'augite (30), de néphéline (9). Les très nombreux rectangles ou hexagones microlithiqu.es visibles en lumière naturelle s'éteignent presque tous en lumière polarisée et doivent être rapportés à un minéral cubique ou a de la néphiline altérée.

L'amphibole s'entoure fréquemment de couronnes de microlithes de pvroxène.

(ITaprit MM. FOVQVÉ et MICBBL-LÉVT, Miné™ logis mlcragraphlqne. - Allai, PL Ji.fi, fig. S.)

mica brun ou blanc d'argent; zôolithes; pas de quartz et très peu de plagioclases ; la densité oscille entre 2,5 et 2,6. Variétés : Phonolithe proprement dite (schistoïde). P. sans schistosilé, homogène ou porpbyroîde. P. mouchetée ou tigrée, renfermant de la noséane. Ces matières essentielles ou accidentelles, feldspaths, néphéline, sphène, etc., sont développées en grains ou en cristaux dans une masse formée d'un mélange à grains très fins des matières essentielles.

M. Rosenbusch a observé que, si la sanidine est dominante dans la masse fondamentale, les bandes de cette matière, parallèles Tune à l'autre, prennent par places une structure fluidale ; que si la néphéline l'emporte, l'aspect change et devient comparable, suivant l'expression heureuse de Boricky, à la structure cellulaire dee plantes; que si la sanidine et la néphéline sont en quantités égales, la roche prend la structure grenue. Au microscope, la sanidine a le même aspect que dans les trachytes. Elle a souvent des dimensions microl Uniques et s'allonge suivant l'axe de la zone mgx. La néphéline entre plus ordinairement dans la masse fondamentale que dans les cristaux de dimensions sensibles. La leucite, comme la sanidine, se montre en cristaux isolés et fait partie de la masse.

Les phonolithes ont une structure trachytique. Certaines contenant de l'amphibole ou dupyroxène et se rapprochant des porphyres, ont été appelées phonolithes à amphibole ou à pyroxène, suivant la nature de leur élément noir, par M. Michel Lévy (fïg. 297).

De l'orthose lamelleux et de l'amphibole ou du pyroxène ouralitisé en partie se sont constitués d'abord, avec accessoirement : labrador, néphéline, leucite, apatite, magnétite et sphène. Puis, un magma microlithique de néphéline, de pyroxène et d'orlhose a empâté le tout.

Rosenbusch distingue parmi les phonolithes :

1° Les phonolithes à sanidine et à néphéline, avec haûyno,

augite ou hornblende, sphène, mica, plagioclases, qui passent à la téphrite, lorsque le feldspath fricli nique y devient abondant (fig. 296) ;

2° Les pkonolilhes à sanidine et à leucite, roches peu importantes, qui renferment du sphène;

3° Les phonolithes à leucite et à néphélines {leucitophyres de M. Michel Lévy). Pendant la première époque de consolidation se sont formées: sanidine, leucite, augite, magnétite et accessoirement : haùyne, sphène, néphéline ; pendant la seconde s'est consolidé le magma composé de : microlilher» d'au gi te et de ma* gnétite et accessoirement de néphéline et de grenat mélanite.

On y trouve de la noséane. La masse fondamentale est faite de leucite et de néphéline. Les cristaux épars sont le sphène,

'haûyne, la mélanite, etc.

Les phonolithes présentent en masse? les mêmes manières

d'être et le même aspect que les trachytes; mais leurs pics sont plus isolés, en même temps qus plus hardis, plus escarpés (Mont-

Dore). Elles ti avers eut souvent les trachytes. Celles du Mont-l)ore

paraissent avoir précédé de très peu le basalte des plateaux du centre de la France.

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