INSTRUMENTS EMPLOYÉS EN PÉTROGRAPHIE
cet oculaire est modifié de la façon suivante : à son foyer, au lieu du réticule» il porte un prisme à réflexion totale P, dont les côtés sont, l'un parallèle, l'autre perpendiculaire à Taxe optique de l'oculaire, l'hypoténuse étant à 45e de cet axe.
Ce prisme est traversé par un petit cylindre de verre, étroit, vertical, de façon que l'observateur aperçoit tout autour de Taxe un cercle étroit éclairé par les rayons qui se trouvent dans les mêmes conditionsquedacs un microscope ordinaire, et, autour de ce cercle, un anneau éclairé par des rayons horizontaux que le prisme à réflexion totale renvoie dans Taxe de l'instrument. Latéralement, le tube oculaire porte une petite lunette horizontale qui se compose d'un miroir à surface courbe destiné à envoyer la lumière du jour à un second prisme à réflexion totale C, qui, celui-ci, la réfléchit sur le premier prisme ; mais, sur son trajet, cette lumière traverse une lame de quartz A interposée entre deux niçois croisés N, N', de façon à n'arriver à l'oculaire qu'avec une teinte dépendant de la lame de quartz traversée, B est un diaphragme; D une platine tournante, qui entraine le quartz.
En sorte que, si on place au foyer du microscope sur le porteobjet la substance étudiée, on observe à la fois avec l'oculaire une région annulaire colorée de la teinte que la lame de quartz adonnée à la lumière extérieure, et, entourée par celle-ci, une région centrale, étroite, colorée de la teinte que la plaque prend dans le microscope d'après sa nature, son épaisseur et la direction de ses axes d'élasticité par rapport à Taxe optique du microscope.
Or, la lame de quartz n'est autre qu'un compensateur; elle est taillée en biseau. En face d'elle est disposée, sur l'appareil polariseur latéral, une règle divisée munie d'un vernier, parallèle à sa longueur, et mobile suivant cette direction. La règle divisée ne laisse passer la lumière que par un petit trou dont elle est percée, et le faisceau lumineux très étroit traverse des épaisseurs de quartz différentes suivant la hauteur de la règle mobile dans une glissière, qu'on relève au vernier.
Soit la règle amenée dans deux positions qui donnent à la région
annulaire de l'oculaire colorée par le quartz, de l'oculaire les teintes sensibles de deux gammes successives.
Soit t le nombre des divisions de cette règle correspondant à la teinte n° 1, et V le nombre correspondant à la teinte sensible n'a; /correspond, pour le premier spectre, à un retard eX=omm, 000375 ; t' correspond, pour le second spectre, à un retard e'X=zomm,ooi 128, e étant l'épaisseur de la lame et Xun coefficient proportionnel à la biréfringence du quartz.
t' — t r= omm,ooii28 — omm,ooo575 r= oœm,ooo553
Qram OC0553
Chaque division d de l'instrument correspond à \
en millionièmes de millimètres d'épaisseur.
Cherchons maintenant à quelle division de la règle correspond l'paisseur 0 du compensateur; appelons T cette division.
Or, l'épaisseur qui doit donner la première teinte sensible est omm, 000075, et le nombre de divisions correspondant comptées à
Qinm 000575
partir de l'épaisseur nulle est J— — -— ; tandis que,sur la règle
graduée arbitrairement, on observe la division t, on voit que la
division de la règle qui correspond au bord du biseau de quartz où
l'épaisseur est nulle doit être :
Mesure de la biréfringence. — On pose la matière sur le porteobjet on la met au foyer; on remplace l'oculaire par le comparateur; on éclaire l'appareil latéral au moyen du petit miroir, de façon à ce que l'anneau de lumière arrivée par le quartz autour delà plage centrale soit la plus vive possible ; puis on fait glisser la règle divisée jusqu'à ce que les teintes du disque central et de l'anneau extérieur soient identiques; on note la division correspondante au vernier.