CHALEUR SPÉCIFIQUE DES ROCHES
Regnault avait reconnu, en prenant pour unité la chaleur spécifique de l'eau, que o,2i63i est celle du marbre, 0,16689 celle de l'oligiste, 0,13029 celle de la pyrite. M. Thoulet a retrouvé des résultats à peu près identiques. M. Stadler, à Zurich, a publié aussi quelques-unes des chaleurs spécifiques des roches dont il a mesuré la conductibilité. Il a trouvé comme chaleurs spécifiques : dans un granité du Schwarzwald, 0,1949 (densité, 0,66); dans celui de
Baidno,o,ig4t (densité, 2,596); dans un basalte des bords du Rhin, 0,1988 ^densité, 2,97); dans une serpentine, 0,2439 (densité, 2,68); dans un trachyte du Siebengebirge, 0,2089 (densité, 2, 55).
D'après Barus, la chaleur spécifique des diabases se mesure par 0,29 à o,3o4 calories entre 800* et 1100° et par o,35 à o,36 calories entre 1200° et i4oo°, pour la même roche liquéfiée.
D'après le même observateur, la température de fusion du basalte est de 1160° environ, de i4oo° pour les porphyrites, de i5oo° pour les rhyolites. La chaleur latente de fusion des diabases à 1200° est de 24 calories.
Toutes ces propriétés thermiques des roches et de leurs éléments jouent certainement un rôle, non seulement dans les propriétés résultantes de Pécorce solide du globe, mais encore dans la plus on moins grande facilité avec laquelle beaucoup de roches tendent à la désagrégation.