‹ Les Rois De Syrie D’arménie Et De CommagèneChapitre 1 sur 419 · I. — Séleucus, satrape de Babylone · texte numérisé non relu

I. — Séleucus, satrape de Babylone

de lan 321 à l’an 306 av. J.-C.

Après la mort d'Alexandre le Grand, en 323, l'empire macédonien subsista dans son-intésrité pendant douze années encore, sous l'autorité nominale d’un enfant posthume, Alexandre, fils de Roxane, et de son oncle Philippe Arrhidée qui était idiot. Les généraux reconnurent ces deux fantômes de rois qui, pour chacun de ces soldats avides du pouvoir suprème, n'étaient qu’un obstacle dressé devant des compétiteurs. Dans tous les ateliers monétaires de l’empire, on continua, comme

par le passé, à battre monnaie au nom et aux types d'Alexandre le Grand : la légende

BAZIAEQZ AAE=ANAPOY pouvant, d’ailleurs, désigner aussi bien le jeune fils de Roxane que le conquérant qui venait de prendre place parmi les dieux. On

frappa aussi, dans le même temps, des monnaies avec la légende BAZIAENZ HIAITITIOY; qui se rapporte à Philippe Arrhidée : elles sont aux mêmes types que les pièces d'Alexandre dont elles ne se distinguent que par cette légende. Philippe Arrhidée périt dès l’an 317, et les monnaies à son nom cessèrent naturellement d’être émises, sauf dans les provinces administrées par Lysimaque, où pendant quelque temps encore, elles furent le produit de la frappe routinière de quelques ateliers. Au contraire, la mort du jeune Alexandre, assassiné par Cassandre en 311, ne ralentit point l'émission des monnaies à la légende BAZIAEQZ AAE=ANAPOY. Comme il n’y avait plus de roi, le nom d’Alexandre se perpétuait sans difhculté sur le numéraire que l’on continuait à frapper; nulle autorité ne pouvait y faire obstacle. Ajoutez à cela que les monnaies d'Alexandre étaient universellement populaires, à cause de leur excellent titre et de la commodité de leurs divisions pour les opérations commerciales ; la déification du héros et le culte dont on commençait à l’honorer, contribuërent aussi à prolonger l’usage de monnayer à son nom et avec ses types traditionnels. Telles sont, sommairement indiquées, les principales

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