‹ Les Rois De Syrie D’arménie Et De CommagèneChapitre 2 sur 419 · IT INTRODUCTION · texte numérisé non relu

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causes de la diffusion et de la continuation du monnayage d'Alexandre longtemps après sa mort.

La création, en 306, des nouveaux royaumes issus du démembrement de l'empire, diminua, mais ne fit point cesser ce monnayage posthume qui se perpétue dans une foule d'ateliers, et plus ou moins longtemps, suivant les circonstances politiques ou économiques. C’est ainsi que l’on a de sérieuses raisons de croire qu’il se prolongea dans les villes de la Macédoine propre jusqu’en l’année 294, époque ou Démétrius Poliorcète devint maître du pays'. Des ateliers de la Thrace frappaient des tétra-

drachmes au nom d’Alexandre à une époque, certainement postérieure à la mort de

Lysimaque en 281°. En Asie Mineure, il y a des pièces de cette espèce que leur style dénonce comme contemporaines des rois de Pergame. En Phénicie, les monnaies d’or et d’argent au nom d’Alexandre frappées à Tyr, à Acé, à Aradus, à Marathus, portent des dates qui en font descendre l’émission parfois jusqu’à plus d’un siècle après Alexandre, c’est-à-dire en pleine domination séleucide ou lagide. On fait durer jusqu’à l’arrivée de Sylla la fabrication des tétradrachmes d'Alexandre dans l’île de Chios3.

Comme du vivant du héros, les villes qui firent frapper ce numéraire royal conservérent l’habitude de placer dans le champ du revers, à côté du type principal, le monogramme ou plutôt le symbole qui leur était propre et qui, constituant en quelque sorte la marque de fabrique, permettait de reconnaître le lieu d’origine de ces monnaies à types et à légendes uniformes. Mais, outre ces marques d’ateliers et les monogrammes des magistrats monétaires, on rencontre souvent, sur ces espèces, des symboles "d’un caractère particulier, qui désignent le gouverneur ou le roi dans la province ou le royaume duquel les pièces ont été émises. C’est ainsi que nous possédons des monnaies au nom d’Alexandre et même de Philippe Arrhidée, qui ont, comme signe accessoire, l'aigle de Ptolémée fils de Lagus+, le demi-lion de Lysimaque’, Pancre ou le cheval cornu de Séleucus.

Nous ne pouvons interprèter qu’un nombre fort restreint de ces intéressants symboles : ceux-là seulement qui appartiennent à des généraux qui devinrent rois après 306, et ceci s’explique aisément. j

En effet, une fois qu’ils eurent ceint leur front du diadème, ces généraux ou ces gouverneurs de provinces placèrent sur leurs monnaies royales les emblèmes particuliers qu’on trouve, auparavant, gravés sur les pièces au nom d’Alexandre, frappées dans leur gouvernement ou sous leur autorité satrapale : nous avons ainsi un moyen certain de reconnaître à qui ces emblèmes appartiennent. Mais pour

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