XC INTRODUCTION
monnaie; quant à Séleucus VI, il est trop éloigné : les monnaies de son temps
sont d’une fabrique différente qui exclut toute tentative d’attribution à ce prince des
bronzes en question.
Ainsi, tous les chalques de Séleucus IV, non datés, se distinguent de ceux des princes homonymes par les bords dentelés. Au point de vue des types, ils constituent les groupes suivants : 1° Tête d’Apollon, de style archaïsant. R. Apollon accoudé sur le trépied (Catal. n°5 479 à 491). Il n’y a rien à dire de ces sujets qui ne sont que la continuation des types traditionnels des Séleucides. — 2° Tête de Dionysos. Rz. Proue (Catal. n°5 492 à 500). La proue autorise à croire que ces pièces sont frappées en Phénicie, peut-être à Tyr ou à Sidon. — 3° Artémis (Cafal. n°s Sor à 504). Les attributs de la déesse ne permettent pas d’hésiter à reconnaître Artémis chasseresse ; le revers étant identique à celui des monnaies autonomes de Laodicée sur mer, à la légende IOYAIEQN TON KAI AAOAIKEON, les pièces de Séleucus IV peuvent donc avoir été émises dans l’atelier de Laodicée. — 4° Tête de femme diadémée et voilée. Rz. Tête d’éléphant (Cafal. n° sos à 508). Nous avons déjà fait remarquer que cette tête de femme est pareille à celle des bronzes d’Antiochus IIT le Grand (Catal. n° 425 à 435), et qu’elle nous paraît représenter une reine. Cependant, ce ne peut être la femme d’Antiochus IIT dont la présence ne serait pas justifiée sur les monnaies de Séleucus IV Philopator. Faut-il reconnaitre ici la reine femme de Séleucus? On ignore son nom, et c’est par une hypothèse toute gratuite que Frœlich donne pour femme à Séleucus IV sa propre sœur Laodice qu'il aurait épousée lorsqu'elle devint veuve de son frère aîné Antiochusr. Quelle qu’elle soit, la femme de Séleucus IV, mère de Démétrius I et de Laodice, a bien pu, comme d’autres reines de Syrie, avoir son effigie accolée à celle du roi.