‹ Les Rois De Syrie D’arménie Et De CommagèneChapitre 106 sur 419 · Frœlich, Annales Syr., p · texte numérisé non relu

Frœlich, Annales Syr., p

2. Mionnet, Descr., t. V, p. 30, n°° 268 et 260. 3. Eckhel, Catal, mus. Caes, Vindob., T, p. 212, n° 3.

Mionnet (n° 127) relève la date PAS (— an 136) sur un bronze du Musée britannique, d’après Haym.' La même date est ,

encore signalée par Mionnet (son n° 128) sur une pièce du Musée Pembroke: au type de la lyre et à la légende BAZIAEQZ ZEAEYKOY DIAOTTATOPOZ (fig. 21). Ces deux dates 136 et 137 sont conformes à celles des pièces du Cabinet de France.

Mais Mionnet (n° 129 et 130) donne, d’après Sestini, deux autres dates certainement fausses. La première PAZ (— an 137) se Lirait, suivant Sestini 5, sur un bronze qui a, au droit, la tête de Dionysos et, au revers, une proue de navire. Cette pièce est analogue à celles de notre groupe (nos 492 à 00) qui ne compte pas une seule médaille avec date. Il est donc à peu prés certain qu'il s’agit d’une fausse lecture.

L'autre pièce, publiée par Sestini d’après le cabinet Cousinéry, a les mêmes types et elle porterait la date PAH (— 138). Elle donne lieu aux mêmes observations que la précédente et il n’y a pas à en tenir compte. D'ailleurs Mionnet dit luimême en note : « Si cette date a été bien lue, elle donne un grand prix à cette médaille qui prolonge le règne de Séleucus IV d’une année ou de quelques mois, puisque c’est en lan 138 de l’êre des Séleucides qu'Antiochus IV est monté sur le trône. » Clinton ne parle pas de cette date 1384, qu'il faut définitivement rejeter et qui n'appartient qu’au régne d’Antiochus IV Epiphane.

Ere des Sél. 138 à 149 (175 à 164 av. J.-C.)

Antiochus IV, surnommé "Eripavis et Oeds, fut livré aux Romains comme otage dès l’an 188, par son père Antiochus le Grand. Il demeura à Rome jusqu’en 176, époque où son frère Séleucus IV envoya pour le remplacer son propre fils Démétrius. Tandis qu’il revenait de captivité, Antiochus s'arrêta, chemin faisant, à Athènes où il séjourna longtemps, se pénétrant de la civilisation hellénique, jouant même un rôle important dans les affaires publiques. C’est ainsi qu'il existe des monnaies d'Athènes frappées en 175 av. J.-C. sur lesquelles son nom figure comme premier magistrat, accompagné de l'éléphant, symbole de la famille des Séleucides. Antiochus inscrivit son nom sur ces monnaies en qualité de oroxrnyoc

+ Haym, Thes Brit., I, p. 40.

+ Catal. du Musée Pembroke, t. II, pl. LXI.

. Sestini, Lett. numism., t. VIII, p- IIO.

4. Clinton, Fasti hellenici, t, I, p. 317, note. Cavedoni a aussi proposé de rejeter cette date PAH (Revue munism., 1856, p. 377); cf, F, de Saulcy, Mémoire sur les monnaies datées des Séleucides, p. 9.

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