‹ Les Rois De Syrie D’arménie Et De CommagèneChapitre 13 sur 419 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

À. — Double statère d’or, avec une tête imberbe coiffée de la peau d’un éléphant (voyez plus haut, Introd. p. v, fig. 2).

B. — Tétradrachme et petites divisions en argent, avec une tête imberbe coiffée du casque cornu (Catal. n°5 42 à 45).

C. — Statère d’or, avec une tête diadémée et ornée de grandes cornes de taureau (Catal. n° 54).

D. — Monnaies de bronze avec un buste de face, diadémé, le front orné de

grandes cornes de taureau (Catal. n° 63 *). | E. — Tétradrachme au nom d’Antiochus I Soter, avec une tête de vieillard ornée de cornes de taureau rabattues en avant.

F. — Drachme au nom d’Antiochus I Soter, avec une tête de vieillard ornée de grandes cornes de taureau 5.

G. — Tétradrachme et drachme, au nom d’Antioéhus I Soter, avec une tête de vieillard, sans les cornes de taureau (Cafal. n°$ 100 et 107). H. — Tétradrachme de Philétaire, le fondateur de la dynastie des rois de Pergame +.

Au point de vue iconographique, ces monnaies se partagent en plusieurs groupes qui ne paraissent pas, au premier coup d'œil, avoir entre eux un lien bien étroit. Cela tient, d’une part, à ce que Séleucus vécut très âgé : à la mort d’Alexandre il avait trente-trois ans à peine, et il mourut à 75 anss; cela provient aussi de ce que, parmi ces efhgies monétaires, les unes représentent les traits réels de Séleucus, à différentes époques de sa longue carritre, tandis que les autres donnent un portrait idéalisé et divinisé, ou même l'effigie d'Alexandre,

Sur le double statère d’or (A) la tête imberbe à laquelle M. Six a donné conjecturalement le nom de Séleucusé, ne saurait être que la tête d’Alexandre divinisé. En effet, la monnaie a été frappée avant que Séleucus fût roi, et il est peu probable que le satrape de Babylone eût osé faire ce qu’Alexandre lui-même n’avait pas fait, placer son portrait sur les monnaies; en second lieu, les pièces de bronze qui ont la même tête et que nous avons citées plus haut (p. v, fig. 4 et 5) prouvent, par leur

légende AAEZANAPOY, que nous sommes bien en présence d’un des nombreux portraits idéalisés par lesquels Alexandre fut représenté. Enfin, il y a, comme nous l'avons déjà dit, une analogie tout à fait caractéristique entre les traits du visage de cette cfiigie et ceux qui sont donnés à l’effigie des premières monnaies de Ptolémée Soter, roi d'Egypte, et si l’on comprend aisément que ce dernier ait adopté le type idéalisé d'Alexandre, l’on ne s’expliquerait point qu’il eût placé sur ses monnaies le type iconique de son voisin, ami ou rival, Séleucus.

1. Voyez aussi Percy Gardner, The Seleucid Kings of Syria, pl. XXVIIL, 1 (Catal. du British Museum),

2. Imhoof-Blumer, Monnaies grecques, p. 423 et pl. H, 10; Numismatic Chronicle, 1883, pl. IV, 1, et 1886, pl. XI, 17.

Page 1