CLXXII INTRODUCTION
sur les tétradrachmes que nous avons examinés tout à l’heure, est-il la statue vênérée dans le temple de Démétrias la sainte.
On relève des dates séleucidiennes sur un certain nombre des monnaies de Démés trius III. Notre catalogue fournit les suivantes : HIZ — an 218; OIZ = an 219; AKE année du règne. Mionnet? croit l’avoir lue aussi sur un bronze du Cabinet de France au type d’'Hermès ; c’est probablement à l’exergue de notre n° 1575 ; mais il paraît s’y trouver un mot entier dont on ne voit bien que la lettre H.
Eckhel 5 signale la date AKZ (— et je l’ai moi-même deux fois rencontrée dans le commerce. On n’a pas, jusqu'ici, signalé de monnaie portant la date 225, c’est-à-dire la dernière année du règne de Démétrius IIT.
— an 221. Le British Museum a la date LIE — an 217:: c’est la première
an 224) sur un tétradrachme au type de Déméter,
Ëre des Sél. 224 à 228 (89 à 84 av. J.-C.)
Antiochus XIT prend sur ses monnaies les noms de Dionysos, Epiphane, Philopator, Calhinicos; quelquefois le nom de Dionysos est omis. C’était le plus jeune des fils d'Antiochus VIII Grypus; il prit le titre de roi à Damas lorsque son frère Démétrius IT eut été fait prisonnier par les Parthes. Mais, tandis qu’il était aux prises avec les Arabes Nabatéens, son autre frère Philippe lui ravit sa capitale. Antiochus, rappelé par ces évènements, rentre à Damas, grâce à la trahison du gouverneur Milésios, puis il retourne faire la guerre aux Arabes soutenus par le prince juif Alexandre Jannée; il est tué dans un combat où il venait d’être victorieux. Ce fut alors que la garnison de Damas appela le roi nabatéen Arétas III Philhellène : la domination des Séleucides en Cœlésyrie avait vécu 4.
Les monnaies d’Antiochus XII portent tantôt la légende : BAZIAEQZ AN- TIOXOY AIONYZOY ETTIDANOYSZ DIAOTATOPOZ KAAAINIKOY; tantôt la légende : BAZIAENZ ANTIOXOY ETTIbANOYZ IAOTIATOPOZ KAAAINIKOY. Les anciens numismatistess, se fondant sur l’omission du mot AIONYZOY, croyaient pouvoir attribuer les monnaies qui forment le second groupe à Antiochus XIIT Asiaticus, et non à Antiochus XII. Ce classement ne saurait se justifier, ainsi que l’a déjà remarqué Mionnet. En effet, l’effigie royale est la même sur les monnaies qui ont le mot AIONYZOY, et sur celles où ce mot est