Doctr. num. vet., t. III, p
4. Josèphe, An. Taie XIII, 15, 1; cf. duc de Luynes, dans la Revue numismatique, 1858, p. 307. s. Voyez Gough, Coins of the ne P. 149.
PT
omis. Le type de Zeus debout se rencontre avec l’une et l’autre légender. On sait d’ailleurs, par de nombreux exemples, que les rois de Syrie omettaient souvent un ou plusieurs de leurs noms dans la titulature officielle de leurs médailles. Enfin, parmi les monnaies qui ne portent pas le nom de Dionysos, il se trouve un tétradrachme, du musée de Dresdez, avec la date À SKX (= an 227) qui rentre bien dans le règne d’Antiochus XII, tandis qu’elle ne saurait convenir à celui d’Antiochus XIII. La conclusion à tirer des faits qui précèdent, c’est que si Antiochus XIII a frappé des monnaies, ce qui est douteux, elles n’ont pas encore Cté retrouvées.
Le tétradrachme de Dresde, auquel nous venons de faire allusion, est une pièce unique du plus haut intérêt par son type de revers. En voici l’image et la description : Tête diadémée d’Antiochus XII, à droite. &. BAZIAEQZ ANTIOXOY ETTIDANOYZ ŒIAOTTATOPOZ KAAAINIKOY. Divinité barbue, de face, entre deux taureaux couchés, sur une base à deux degrés. Le dieu est coiffé d’un bonnet pointu, vêtu d’un chiton long, avec une large ceinture nouée autour du corps, et d’un péplos agrafé sur le cou. Ses deux mains sont étendues ; dans la gauche il tient un épiavec deux feuilles. Le degré supérieur de la base paraît porter une inscription. Dans le champ à gauche, le monogr. n° 148; à l’exergue, la date ASKZ (—an 227). Couronne de laurier au pourtour. Æ 27. Tétradrachme attique, 15 gr. 70. Musée de Dresde.
Ce type asiatique de divinité barbue, avec un corps qui rappelle les xoana archaïques, est une énigme plus difficile encore que la Déméter ou l’Atergatis des tétradrachmes de Démétrius III; je serais tenté d’y reconnaître la figure du Baal Kevan d'Hiéropolis en Cyrrhestique, qui paraît sur les monnaies de l’époque impériale entre deux taureaux 4. M. Imhoof fait simplement remarquer que ce type rappelle, avec les deux taureaux couchés de chaque côté de la statue, les divinités représentées sur des monnaies de Rhosus, d’Hiéropolis, de Dium en Décapole et de Neapolis (Samarie) ; certains détails nous reportent également à Zeus Dolichenos.