Ptolém VI TO
ARSAMÈS CXCIII
ARSAMES Vers l’an 82 Sél. (230 av. J.-C.)
À l’époque contemporaine des luttes de Séleucus II avec son frère Antiochus Hiérax, Polyen: cite un prince arménien du nom d’Arsamès ou Arsabès qui se montra favorable à Hiérax dont il est même déclaré l’ami : œihos .’Apoiéns. Le mot Arsamès est transcrit chez les écrivains arméniens sous la forme d’Arscham, et les historiens grecs donnent couramment à ce nom, assez commun, la forme ’Azc46nç. Polyen, le seul auteur qui mentionne l’ami d’Antiochus Hiérax, ne nous dit point sur quel canton de l’Arménie régnait cet Arsamès. Victor Langlois? pense avec Pellerin 3 que sa résidence était Arsamosate; cette assertion n’est qu’une conjecture qui nous paraît toutefois vraisemblable parce qu’elle est fondée sur la parenté du nom d’Arsamès avec celui d’Arsamosate 4.
C’est fort probablement à cet Arsamès qu’il faut attribuer les monnaies sur lesquelles on lit BAZIAEQZ APZAMOY. M. Sibilian a publié, en 1870, un exemplaire de sa collection, sur lequel il a lu : BAZIAEQZ QIZAMOY, d’où il a fait un roi Oisamès enregistré actuellement dans les meilleurs manuelss, M. Sibilian venant même à parler de la pièce du Cabinet de France qu’il n’a point vue, rappelle que Pellerin qui, le premier, a fait connaître cette médaille, lisait AIZAMOY ou AIZAMOY‘. Il conclut de cette incertitude que personne n’a bien lu, ni Pellerin, ni Visconti, ni Mionnet, ni Langlois, et que le véritable nom royal est QIZAMOY. Je ne commettrai pas l’imprudence d'affirmer que sur la pièce de la collection Sibilian, il faut lire un À là où cet auteur veut voir un (À, mais ce que je puis affirmer sans crainte d’être démenti par quiconque examinera l’exemplaire du Cabinet de France, c’est que la légende de cette pièce est bien BAZIAENZ APZAMOY; il ne peut y avoir aucune incertitude sur la lettre A; quand à la seconde lettre, elle affecte, à la vérité, la forme d’un Î plutôt que celle d’un P, mais ceux qui sont habitués aux légendes monétaires des Séleucides et des Arsacides surtout, connaissent des exemples nombreux où la lettre P peut se confondre avec un |, tant la boucle de cette lettre est petite ou mal venue à la frapper.
Le cavalier qui figure au revers des monnaies d’Arsamés a beaucoup d’analogie avec celui des bronzes contemporains, d’Ariaramne roi de Cappadoce (280 à 230).