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SÉLEUCUS I NICATOR XXIX
nements éclatants et bizarres; on leur peignait de diverses couleurs le front et les oreilles ; on leur attachait des panaches, et sur des monnaies romaines on voit parfois des éléphants avec une clochette au cour. Souvent aussi on les recouvrait de plaques métalliques, ce qu’on voit sur les monnaies de César frappées en commémoration de la bataille de Thapsus. On adaptait des pointes d’acier à leurs défenses, dit Arrien; on attachait des piques à leur poitrail et à leurs trompes’; ne nous étonnons donc point de voir fixées sur leur tête des cornes de taureau, emblème de la force matérielle.
L’historien des éléphants de guerre, M. Armandi, après avoir fait ressortir les particularités essentielles qui distinguent l'éléphant d'Asie (elephas indicus) de l'éléphant africain (elephas capensis) au point de vue naturaliste, remarque que ce dernier figure presque exclusivement sur les monnaies romaines, et on le reconnaît à l'ampleur de ses oreilles et à la proéminence de son front, tandis que c’est l’éléphant d’Asie, employé dans les guerres d'Alexandre et de ses successeurs en Orient, qui se voit sur les monnaies des Séleucides : il a le front plus plat et les oreilles plus courtes que léléphant africain.