‹ Les Rois De Syrie D’arménie Et De CommagèneChapitre 6 sur 419 · Plutarque, Demetrius · texte numérisé non relu

Plutarque, Demetrius

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La première de ces monnaies (fig. 2): est un double statère d’or, sans légende, connu seulement en quelques exemplaires. Il porte, au droit, la tête d'Alexandre coiffée de la dépouille d’un éléphant, la trompe relevée, et, au revers, le type ordinaire des statères d’or d'Alexandre, Niké tenant une couronne et larmature d’un trophée. La tête de cheval cornu, emblème de Séleucus, est devant la Victoire:.

À côté de cette remarquable pièce d’or, nous proposerons de classer des monnaies d'argent, aussi anépigraphes, qui ont, au droit, Baaltars à demi nu, assis sur un trône, s'appuyant sur son sceptre, et au revers, un lion marchant à gauche (fig. 3) 3. M. Imhoof-Blumer+ a relevé toutes les variétés connues de ces monnaies sur lesquelles on trouve toujours l'ancre au dessus du lion du revers, et parfois, au droit, la tête de cheval

cornu, devant Zeus.

Le monnayage de bronze, dans cette série, est représenté par deux pièces qui ont l’une et l’autre, au droit, la tête d'Alexandre coiffée de la peau d’éléphant, et au

Fig. 4.

revers, la légende AAËEZANAPOY; la première (fig. 4)5 est au type de Nike debout, avec une ancre en symbole; la seconde (fig. 5)7 a pour tout type l’ancre elle-même.

Il importe, à présent, de démontrer que ce groupe de monnaies satrapales, qu’on a généralement classées aux incertaines, à la suite des dariques auxquelles elles ressemblent; ou bien qu’on a hypothétiquement attribuées à Tarse, sont bien réellement de la satrapie de Babylone. Cela ressort, en premier lieu, de la comparaison de ces pièces avec celles que Mazaios fit frapper à Babylone, ville qui demeurait encore

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