‹ Les Rois De Syrie D’arménie Et De CommagèneChapitre 81 sur 419 · LXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXVIII INTRODUCTION

Au reste, nous avons déjà donné à ce prince un bronze aux types des Dioscures (Catal. n° so), que M. Gardner a classé à Séleucus IT : 27 dubis libertas.

C’est à tort que divers auteurs ont voulu reconnaitre des dates au revers de certaines monnaies de Séleucus Il” : les dates ne commencent à paraître, sur les monnaies des rois de Syrie, que vers la fin du règne d’Antiochus III le Grand.

ANTIOCHUS HIÉRAX

Contemporain de Séleucus IT; mort en l’an des Sél. 85 (227 av. J.-C).

’Avrloyos ‘Tépaë ou l’Epervier, ainsi surnommé, dit-on, à cause de son caractère ambitieux, était le plus jeune des deux fils qu’Antiochus IT Théos avait eus de Laodice. L'attribution de monnaies à ce prince est subordonnée à la solution de difficiles problèmes historiques : sur quelles contrées et combien de temps a-t-il régné ? On peut être autorisé à classer à son règne un nombre plus ou moins grand de monnaies, suivant que son règne a été plus ou moins long.

Pellerin® est le premier qui ait tenté de donner des monnaies à Antiochus Hiérax; il classe à son règne un tétradrachme qui porte une effigie royale très voisine de celle de Séleucus IT, et il se fonde sur la ressemblance fraternelle pour proposer son attribution. Eckhel refuse d’admettre la conjecture de Pellerin; il exprime son scepticisme dans cette remarque générale, vraie encore aujourd’hui : incerta omnia et ambiguas. Mionnet donne, au contraire, sans discernement, une longue série de pièces à Antiochus Hiérax. Les derniers auteurs sont hésitants et perplexes. C’est ainsi que M. Percy Gardner, après avoir assigné certaines pièces à Antiochus Hiérax dans le Catalogue du British Museum, revient sur son attribution dans un travail ultérieur et reporte ces mêmes pièces à Antiochus IIT+ M. Bunbury s’écarte à son tour de M. Gardner sur nombre de points. Ces hésitations, de la part des savants qui ont le plus étudié la série monétaire des Séleucides, ne sont pas pour rassurer leurs successeurs, et il doit rester forcément beaucoup d’incertitude dans un classement qui n’est fondé que sur le caractère iconographique des effigies, les titres royaux demeurant les mêmes.

Ce serait sortir de notre cadre que de nous livrer ici à des recherches historiques dans le but d’établir la trame des évènements et la part qu’y prit Antiochus Hiérax; mais il est toutefois indispensable de résumer ce qu’ont écrit à ce sujet les critiques

. Cavedoni dans la Revue numism., 1856, p. 376; Bunbury dans le Numism. chronicle, 1883, p. 82. . Pellerin, Rois, p. 69.

. Eckhel, Doctr. num. vet., t. III, p, 215 et 219.

. Percy Gardner, dans le Numism. chronicle, 3° série, t. I, 1887, p. 11.

. Bunbury, dans le Numism, chronicle, 3° série, t. III, 1883, p. 75 à 85.

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