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ANTIOCHUS HIËRAX LXIX
modernes. D’après Charles Muller, le savant éditeur des fragments de Porphyre de Tyr', voici quelle aurait été la suite chronologique des faits :
Années,
246-244. Guerre entre Ptolémée III Evergète et Séleucus IT Callinicus.
243. Après le départ de Ptolémée qui avait envahi l’Asiez, Séleucus réunit une flotte pour punir les villes qui l’avaient abandonné. Sa flotte fait naufrage ; néanmoins plusieurs des villes d'Asie reconnaissent son autorité
(Justin, XXVII, 2).
242. Séleucus bat son frère Antiochus dans deux combats en Lydie (Porphyre).
242. Séleucus fonde Callinicum (Chron. Alex. ad Olymp. 134, 1 — 244 av. J.-C.). Mithridate prend parti pour Antiochus. Grâce à son secours et à celui des Gaulois, Antiochus inflige à son frère une grande défaite auprès d’Ancyre (Porphyre; Trog. Pomp., Proleg. XXVI; Justin; Phylarque, fr. 29, ap. Athen. XIIT; Polyen, IV, 10, 6; VIIT, 61; Plutarque, Moral.). Séleucus s’enfuit sous un déguisement jusqu’en Cilicie 5.
241. Chassé d’Asie Mineure, Séleucus entreprend de protéger au moins la | Syrie et de s'opposer aux nouveaux efforts de Ptolémée qui, tandis que Séleucus était occupé en Asie Mineure, avait pris Damas et assiégeait Orthosia. Séleucus délivre cette ville (Porphyre), puis, il | paraît avoir été battu par les Egyptiens (Justin, XXVIT, 2)4. Alors, | Séleucus se réfugie à Antioche et se voit réduit à implorer le secours
de son frère Antiochus, offrant de le reconnaître roi de toute l’Asie Mineure jusqu’au Taurus. Ptolémée, voyant qu’il allait avoir à lutter contre les deux rois à la fois, conclut avec Séleucus une trêve de dix ans. Les choses ainsi réglées avec Ptolémée et Antiochus, Séleucus entreprend de soumettre les provinces de l'Est qui avaient fait défection à la faveur des troubles racontés ci-dessus s : Arsace en Parthie et Diodote en Bactriane s'étaient proclamés indépendants. Arsace repousse l’effort de Séleucus (Justin, XLI, 5 ; Agathar., fr. 19). Pendant ce temps, Stratonice, répudiée par Démétrius II de Macédoine,
était revenue en Syrie : elle soulève Antioche, de connivence avec Ptolémée et Antiochus Hiérax.
1. Dans les Fragments histor. graec. de Didot, t. IT, p. 708 et suiv.
2. En revenant de cette campagne en Asie, Ptolémée confia le gouvernement de la Cilicie « à son ami Antiochus », dit Justin. Droysen après Niebuhr (Kleine Schriften, p. 277) dit : « Il est vraisemblable que cet Antiochus à qui Ptolémée confia la Cilicie n’était autre que le jéune frère de Séleucus. » Droysen, Hist. de P'héllénisme, t. III, pp. 372 et 374.