TRAITÉ DE TOLENTINO, 17 FÉVRIER
Quelques jours après , Pie VI signait le traité de Tolenlino^ donl voici les principales clauses :
« Art. V\ Il y aura paix, amitié et bonne intelligence entre la République fraiiçaise et le pape Pie VI.
6 LES ROMÂGiNES.
« Arl. 6. Le Pape renonce purement et simplement à tous les droits qu'il pourrait prétendre sur la ville et territoire d'Avignon, le comlat Venaissin et, ses dépendances, et transporte, cède et abandonne lesdits droits à la République française.
« Arl. 7. Le Pape renonce également et à perpétuité cède et transporte à la République française tous ses droits sur les territoires connus sous les noms de Légations de Bologne, Ferra re et la RomagneV
« Art. 25. Tous les articles, clauses et conditions du présent traité, sans exception, sont obligatoires à perpétuité tant pour Sa Sainteté
* N, B. — La Romagne,légalion de Ravenne, est située entre le terri loire d'Urbin et la Légation de Ferrare. Le chef-lieu est Ravenne, les villes principales sont: Imola, Faenza, Césène, Cervia, Rimini. La lotalilé des terriloires cédés par le traité de Tolentino est appelée indistincte ment les Légations ou les Romagnes.
le pape Pie VI que pour ses successeurs. »
Bien que les Romagnes eussent été cédées par le Pape à la République française, le vainqueur les annexa à la république cispadane nouvellement fondée et dont la capitale était Milan. Ainsi, le traité de Tolentino, que certains publicistes ont prétendu représenter comme une sorte de guet-apens, fut un acte parfaitement régulier, parfaitement conforme aux principes du droit public; le pape Pie VJ, par son attitude hostile, s'était fait Tagresseur, et Bonaparte, dont la modération étonna les vaincus, s'était borné, en les combattant, à user du droit incontestable de la légitime. défense. Il eut un instant la pensée de faire des Romagnes et de la Lombardie deux États distincts. Mais les Romagnols préférèrent dépendre d'un gouvernement central établi à Milan.
LES ROHâG!IES.
BKmU<Kn CISALPISE, 9 JUILUT 1797.
Les deux républiques cispadane éL IraiDS* padane fiaienl fondues en une saiIe qui comprit, sous le nom de république cisalpine, la R<miagne, 1^ deux l^Uons de Bologne et de Ferrare, le duché de Modène, la Lombardie.
la Yalteline, le Bergamasque, le Brescian, avec la limite de TÂdige et Mantoue. La consti-tution française fut adaptée au nouvel État qui allait devenir le berceau de l'indépendance italienne. L'Autriche, dans les négociations^ qui précédèrent la paix, essaya en vain de démembrer à son profit la Cisalpine. « Ce n'éa tait pas trop, disait son plénipotentiaire^
« M. de Gobenlzely de laisser à l'empereur « d'Autriche, non-seulement la Lombardie, « mais de lui donner encore Venise el les « Légations^ et de rétablir le duc de Modène « dans sou duchés »